Politique

13 novembre: le leader des Eagles of Death Metal en larmes face à Emmanuel Macron

Deux ans après les attentats du 13 novembre 2015, la France se souvient. Des commémorations ont eu lieu ce lundi matin sur les différents lieux des attaques. La matinée s’est terminée par un lâcher de ballons au Bataclan, la salle de spectacle où 90 personnes sont décédées.

Parmi les personnalités présentes: Jesse Hughes, le leader des Eagles of Death Metal (EODM). Avec son groupe, il occupait la scène du Bataclan quand les terroristes ont ouvert le feu.

En larmes, l’Américain a salué Emmanuel Macron. « Mon cœur est ici », a-t-il notamment dit au président de la République. La mère de l’artiste, Jo Ellen Hughes, a elle aussi témoigné de son émotion avant d’échanger une accolade avec Brigitte Macron.

Deux membres du groupe de métal, dont Jesse Hughes, ont improvisé un mini-concert surprise de quelques minutes. Ils ont interprété deux titres: « Save a Prayer », le dernier morceau entier qu’ils avaient joué il y a deux ans avant que l’attaque ne commence, puis « I Love You All The Time ».

Visiblement très ému derrière ses lunettes aux verres de couleur, Jesse Hughes a ensuite distribué des roses blanches aux proches de victimes devant la mairie du 11e arrondissement, où ce concert a été improvisé après le rassemblement organisé par l’association Life Of Paris, a constaté un journaliste de l’AFP.

Propos polémiques

Il y un an, à l’occasion de la réouverture du Bataclan, la direction de la salle avait fait savoir que le chanteur des EODM n’y était plus le bienvenu à la suite de propos controversés.

Outre les soupçons exprimés à l’encontre des agents de sécurité de la salle, Jesse Hughes, connu pour ses positions en faveur des armes, avait notamment accordé au printemps 2016 une interview à une publication américaine aux prises de positions extrémistes, dans laquelle il affirmait avoir « vu des musulmans faire la fête dans la rue pendant l’attaque, en temps réel ».

A la suite de ces déclarations, deux festivals français avaient annulé la venue du groupe prévue à l’été 2016.

Le groupe américain a toutefois déjà rejoué à Paris depuis les attentats. Une première fois très brièvement à la fin d’un concert de U2, quelques semaines après les attentats du 13 novembre, puis en février 2016 à l’Olympia lors d’un concert placé sous haute sécurité, devant un public composé en partie de rescapés de l’attaque.

Les attentats du 13 novembre ont fait 130 morts en France, dont 90 au Bataclan, où quelque 1500 personnes étaient réunies pour le concert des EODM.