la Belgique

Aucun bus ni tram à Nantes après une agression contre des contrôleurs

 

Le tram de Nantes à la station Chateaubriant, le 28 février 2014 –
JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Après l’agression de plusieurs contrôleurs ce week-end à Nantes, les agents du réseau de transports en commun font « journée blanche », par solidarité et contre les violences.

Aucun bus ni tramway ne circulait ce mardi à Nantes en raison d’une « journée blanche » des agents du réseau de transports en commun après plusieurs agressions contre des contrôleurs ayant eu lieu samedi, a-t-on appris de sources concordantes. 

« Suite aux agressions du week-end, le réseau Tan est à l’arrêt (aucun bus ni tramway) », indique le gestionnaire du réseau, la Semitan, sur son site internet. L’ensemble du réseau est paralysé « depuis la prise de service ce matin à 03h50 », a précisé Gabriel Magner, délégué CFDT Semitan.  

Deux hommes agressent un groupe de quinze contrôleurs

Cette « journée blanche » des agents a été décidée après l’agression de plusieurs de leurs collègues, samedi après-midi, à un arrêt de bus. « Deux hommes accompagnés d’un enfant de quatre ans sont allés agresser un groupe de quinze contrôleurs, volontairement », selon le délégué syndical.

D’après France Bleu, deux individus s’en sont pris violemment à plusieurs contrôleurs, en plein centre de Nantes. Ils ont alors eu le temps de blesser quatre contrôleurs, tous admis aux urgences. « Un collègue a six points de suture au front, un agent a été étranglé jusqu’au sang et a subi des propos discriminatoires, un autre contrôleur a été mordu et blessé à l’épaule et à la tête, et un a été piétiné », raconte une contrôleuse de la TAN à France Bleu. 

Une présence policière demandée dans les bus et tramways 

Pour protester contre cette violence, un rassemblement est prévu devant la préfecture de Nantes en fin de matinée. Les deux individus interpellés par la police ont été relâchés à l’issue de leur garde à vue.

La CFDT réclame depuis une précédente « journée blanche », le 14 août, à la suite de plusieurs agressions, une présence policière dans les bus et les tramways nantais.