Politique

Brexit: l’EMA et l’EBA, les deux agences qui rejoignent le continent européen

L’EMA et l’EBA, les agences de l’UE qui se voient forcées de quitter Londres pour cause de Brexit, sont des rouages essentiels au bon fonctionnement du marché unique chacune dans leur domaine: la pharmacologie et la banque.

L’Agence européenne du médicament, pôle d’emplois

L’EMA (son acronyme anglais), installée depuis 1995 dans le quartier d’affaires de Canary Wharf à Londres, est chargée de promouvoir la santé publique à travers l’évaluation et la supervision des médicaments à usage humain et vétérinaire.

Elle aide à l’évaluation des autorisations de mise sur le marché des médicaments sur le territoire de l’UE, accordées au niveau national.

L’agence emploie un peu moins de 900 personnes.

Elle a aussi enregistré quelque 36.000 visiteurs en 2015 (dont 4.000 en provenance des pays hors UE), suscitant 30.000 nuitées d’hôtels. Elle reçoit pour des réunions régulières des délégations et experts de l’ensemble des États membres.

Son siège à Londres fait 27.000 m2, comprenant notamment un auditorium de 300 places.

L’Autorité bancaire européenne, prestige concentré

Plus petite en taille, située à quelques centaines de mètres de sa consœur à Londres, l’EBA a pour objectif de « maintenir la stabilité financière de l’UE » et de « garantir l’intégrité, l’efficacité et le fonctionnement ordonné » du secteur bancaire. Elle travaille à harmoniser les règles prudentielles entre pays membres.

Créée en 2011, elle est connue pour les tests de résistance qu’elle mène sur les banques européennes depuis l’éclatement de la crise financière.

Elle emploie 169 personnes (chiffre 2016) et ses visiteurs génèrent des réservations de presque 9.000 nuitées d’hôtel par an.

Son siège fait 2.345 m2. L’EBA organise de nombreuses missions dans les États membres (700 en 2016), ce qui requiert de bonnes liaisons aériennes, selon le Conseil européen.

Elle dispose de deux centres de données hébergés dans des locaux séparés, eux aussi actuellement au Royaume-Uni, gérés par des fournisseurs extérieurs.

Ecoutez les explications de notre journaliste Olivier Hanrion