la Belgique

Bruxelles, à son tour dans le noir

Il aura donc fallu 26 jours pour que le gouvernement bruxellois soit à son tour privé d’électricité. Visiblement, Céline Fremault a décidé de cesser de jouer les batteries de secours ; elle aura juste mis un peu de temps pour s’aligner sur le « débranchement » décidé par son président de parti. Il faut également rappeler qu’elle était en voyage officiel quand Benoît Lutgen a lancé son opération « couper le courant » et tout chef de file cdH du gouvernement bruxellois (c’est facile, elle est la seule ministre orange de l’équipe) qu’elle soit, elle n’a guère été associée à la manœuvre.

Un appel sans écho

Pourtant, tout allait bien dans le meilleur des mondes au gouvernement bruxellois. Pendant plus de trois semaines, Céline Fremault s’est tue là où son homologue wallon, Maxime Prévot exactement dans la même situation, tonitruait.

Un élément neuf est paraît-il survenu dans le dossier Samu Social. Cela semble suffisant pour que le cdH demande au PS de quitter le gouvernement bruxellois et ordonne à DéFI de venir y côtoyer le MR. On notera au passage que c’est le plus petit parti francophone de la coalition actuelle qui entend former la future coalition. Les derniers sondages placent désormais le cdH à un peu plus de 6% des intentions de vote, 6ème parti francophone.

Olivier Maingain a eu vite fait de renvoyer la ministre bruxelloise de l’Environnement, du Logement et de l’Aide aux personnes à ses études au point que sa position dans ce qui reste le gouvernement bruxellois est aujourd’hui chancelante.

Maingain, la main

Surtout, le cdH contribue ainsi à placer encore plus Olivier Maingain, au centre du jeu politique francophone. Cela permet au président de DéFI de remettre la «  bonne gouvernance  » à l’agenda, souhaitant le même préalable qu’Ecolo, qui n’a pu aboutir sur la question avec MR et cdH.

Cela reporte d’autant la mise sur pied d’un nouvel et hypothétique gouvernement bruxellois d’autant qu’Olivier Chastel et Benoît Lutgen ont toujours l’ambition de dégager des accords sur les trois niveaux de pouvoir  » débranchés « . A ce stade, le compte n’y est pas et à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles (où il y a toujours de l’électricité) tout dépend de la bonne volonté de DéFI, Ecolo ayant moult fois répété qu’il ne montrait dans aucun exécutif.

Enfin, dans cette affaire, Olivier Chastel évite de trop exposer son parti et évitera très certainement l’enlisement, laissant le seul cdH s’enfoncer dans ces sables mouvants.

@PhWalkowiak