Politique

Charlie Hebdo-Mediapart: la phrase de Plenel « est un appel au meurtre » réplique Manuel Valls

 

Manuel Valls –
BFMTV

La fondateur de Mediapart avait accusé Charlie Hebdo et une frange de la classe politique, Manuel Valls en tête, d’être obsédés par faire « la guerre aux musulmans ».

« La Une de Charlie Hebdo fait partie d’une campagne plus générale que l’actuelle direction de Charlie Hebdo épouse. M. Valls et d’autres, parmi lesquels ceux qui suivent M. Valls, une gauche égarée, une gauche qui ne sait plus où elle est, alliée à une droite voire une extrême droite identitaire, trouvent n’importe quel prétexte, n’importe quelle calomnie, pour en revenir à leur obsession: la guerre aux musulmans, la diabolisation de tout ce qui concerne l’islam et les musulmans » a déclaré le patron de Mediapart Edwy Plenel.

« Cette phrase, c’est très grave. C’est un appel au meurtre », a répondu Manuel Valls sur BFMTV et RMC mercredi. « Critiquer Tariq Ramadan, critiquer l’islamisme, cette idéologie de mort, c’est critiquer, selon EdwyPlenel, l »islam et les musulmans. Ça je ne le supporte pas », a appuyé l’ancien Premier ministre, désormais député. Quand l’ancien directeur du Monde « parle de guerre, de croisade, ce sont les mêmes mots que Daesh », dénonce l’ancien Premier ministre. 

S’associant à Charlie Hebdo ou encore Caroline Fourest, Manuel Valls estime que « c’est [eux] qui protége[nt] les musulmans de France, ce n’est pas Edwy Plenel et ses sbires ».

Plenel a « condamné Charlie une deuxième fois » selon Riss

Mardi, le directeur de Charlie Hebdo, Riss, avait accusé Edwy Plenel, de « condamner à mort une deuxième fois » sa rédaction en disant que le journal satirique prenait part à une campagne « générale » de « guerre aux musulmans ».

Le journal satirique avait publié en Une, le mercredi 8 novembre, un dessin se moquant du site d’information et de son directeur, avec pour titre « Affaire Ramadan, Mediapart révèle: on ne savait pas », en référence à l’islamologue Tariq Ramadan, objet de deux plaintes pour viol.

Dimanche, cent trente personnalités ont signé une tribune en soutien à Mediapart, dénonçant « une campagne politique qui, loin de défendre la cause des femmes, la manipule pour imposer à notre pays un agenda délétère, fait de haine et de peur.