la Belgique

Dans la lutte contre les nuisibles, le rat occupe une place de choix

De nombreuses communes ont lancé depuis plusieurs semaines une campagne de dératisation, comme Dour par exemple.  L’occasion de rencontrer un professionnel du secteur qui opère au sein de l’entreprise Animal Pest Control à Louvain-la-Neuve, une entreprise qui s’est spécialisée dans le domaine de l’Hygiène publique.

Procéder à une dératisation est nécessaire, d’abord parce que l’animal est vecteur de maladies. Ensuite parce que la cohabitation avec un tel animal est loin d’être paisible: bruits dans les murs, excréments, fils électriques rongés, la liste des dégâts générés par la bestiole est loin d’être exhaustive.

Ne pas lui laisser le choix

Pas de miracle, l’élimination des rats s’effectue uniquement par pose d’appâts mais il faut bien être conscient d’une chose, explique Patrice Metry, technicien spécialisé dans la lutte contre les nuisibles, si le rongeur a le choix entre le produit empoisonné et une autre nourriture qui lui plaît mieux, il va évidemment ignorer le poison.

D’où l’intérêt pour le technicien de placer son produit dans des endroits accessibles, où le rongeur ne trouvera pas d’alternative « pour que le rat continue à emprunter la galerie où le poison a été placé, il vaut mieux ne pas boucher totalement l’accès à cette galerie ».

De quel genre de produit s’agit-il?

« C’est un raticide, donc c’est un anticoagulant, poursuit notre technicien. Quand le rat absorbe les produits, les premiers symptômes arrivent après le quatrième jour après absorption et la mort survient entre le quatrième et le septième jour qui suit ».

Dans l’interview ci-dessous, le technicien explique les raisons de la présence de rats en cette période.