Politique

Dans un courrier interne, Philippot appelle le FN à « s’ouvrir et non se refermer »

 

Florian Philippot, vice-président du Front national, lors de sa campagne pour les régionales le 1er décembre 2015. –
Sébastien Bozon – AFP

Alors que le Front national se réunit ce week-end en séminaire, Florian Philippot, en difficulté au sein du parti, a exposé lundi sa vision des changements à effectuer à l’intérieur du FN, dont la cohésion semble avoir volé en éclat après la défaite au second tour de l’élection présidentielle.

Avant que le Front national ne se réunisse en séminaire les 21 et 22 juillet à Nanterre, et avant que le parti ne consulte ses adhérents en septembre pour la « refondation », Florian Philippot numéro deux du FN, a pris les devants, exposant sa vision des changements à effectuer dans un courrier interne, comme le révèle lundi Le Figaro.

À Nanterre, Florian Philippot sera présent au sein d’un groupe de travail consacré au programme du parti d’extrême-droite, en compagnie de Nicolas Bay secrétaire général du FN, David Rachline Sénateur du Var, ou encore Sophie Montel euro-députée. Et il entend bien faire prendre un virage au FN.

« Notre mouvement doit s’ouvrir »

Le numéro deux du parti frontiste a mis en garde, les cadres du FN souhaitant un retour aux fondamentaux du parti (sécurité, islamisme et immigration):

« Ce serait une erreur fatale: on ne rassemblera pas une majorité de Français en se repliant sur une base programmatique restreinte. On ne parlera pas aux Français en éludant ce qui constitue une part importante de leurs préoccupations. On n’ira pas vers l’avenir avec des recettes du passé (..) Notre mouvement doit s’ouvrir sur de nouvelles thématiques, parler à l’ensemble de français sans ambiguïté » assure Florian Philippot.

Un changement de nom pour le parti?

Florian Philippot veut élargir les sujets traités, stratégie développée par Marine Le Pen dès 2011, en allant plus loin sur le volet social, s’interrogeant sur le délaissement de ces questions lors de la campagne pour l’élection présidentielle: « Peut-être avons-nous un peu trop délaissé les questions sociales (emploi, austérité et pouvoir d’achat notamment) lors de la campagne de premier tour. »

Pour Florian Philippot, il apparaît nécessaire de gommer l’image négative que renvoi le Front national, affirmant que le nom même du parti « fait peur ». « Pourquoi tant de nos compatriotes sont-ils encore persuadés que ce discours est « raciste »? Comment doit-on parler aux Français issus de l’immigration », se questionne le numéro deux du parti.