la Belgique

Des partis tout neufs aux prochaines élections communales

A chaque élection, on observe une diversification de l’offre politique. Aux scrutins locaux, les nouvelles listes sont souvent composées de transfuges. Mais ces élections-ci pourraient voir surgir, en plus, une offre constituée différemment, partant de mouvements dit « citoyens » et balayant le spectre qui va de la gauche à la droite.

Des partis…
Quelques nouveaux partis pointent en effet le bout du nez. Les plus en vue actuellement s’appellent Oxygène, Demain, En-Marche.be ou Wallonie Insoumise.
Les uns enfoncent leurs racines dans le terreau des entreprises, les autres dans une élite politique qui sent le vent tourner. D’autres encore s’appuient sur l’expérience française.

… et des mouvements
Parallèlement à cette nouvelle offre, on doit aussi souligner une nouveauté dans le paysage wallon: l’éclosion de groupes de réflexion. On songe à E-Change, Mouvement pour la Démocratie et les Citoyens, Transparencia ou les Participacteurs. Ce sont des lieux d’échange qui peuvent soutenir cette émulation politique, voire pour certains – même s’ils s’en défendent – former parfois la base d’autres partis.

Nés d’une expérience
Plusieurs parmi les nouveaux partis restent toutefois rivés à cette partie du champ politique qui est à l’origine de leur cheminement: par exemple, le développement des entreprises, le souci du plein emploi, la souveraineté régionale ou l’urgence écologique. C’est d’ailleurs ce qui marque la différence avec les formations traditionnelles: ils poursuivent un objectif particulier bien ciblé et, à côté de ce champ d’intérêt, développent des réponses globales, un programme moins défini, une approche qui demande à être affinée, précisée.

Un score en octobre 2018?
Pour autant, ils n’en ont pas moins de crédibilité. Ils peuvent très bien séduire une partie de l’électorat qui attend un changement, un souffle de nouveauté un peu de la manière avec laquelle, en son temps, Écolo avait fait son nid.
A condition toutefois – c’est une difficulté récurrente pour les nouveaux partis – de pouvoir étoffer rapidement leurs rangs. Les élections locales ne leur laissent plus qu’un an pour se mettre en ordre de marche et se tester avant de viser, peut-être, l’échelon supérieur en 2019.