la Belgique

Discrimination à l’embauche: le parlement bruxellois veut changer les mentalités

C’est une première en Belgique, et même en Europe : le parlement bruxellois vote ce vendredi un texte pour lutter contre la discrimination à l’embauche. L’objectif est de faire évoluer les mentalités, de laisser les mêmes chances à chacun, quel que soit son âge, son origine, son sexe. L’ordonnance prévoit deux procédés : les tests de situation et les Mystery calls.

Pour le premier — les tests de situation — c’est le principe des faux CV. On envoie plusieurs CVs, avec les mêmes compétences, les mêmes diplômes. Mais on fait varier le nom, l’origine, l’âge ou encore la langue. Et on voit comment réagit l’employeur. S’il donne les mêmes chances à tout le monde ou pas.

Pour le deuxième procédé, les Mystery calls, l’inspection du Travail appelle une entreprise et se fait passer pour un client potentiel. Elle teste pour voir si elle accepte une demande discriminante. Exemple : je ne veux pas d’une femme de ménage d’origine étrangère.

L’idée n’est pas de faire ces tests tous azimuts

L’inspection du Travail pourra les lancer quand il y aura une plainte par exemple ou de sérieux soupçons de discrimination à l’embauche. Parmi les sanctions : des amendes, qui peuvent monter jusqu’à 40.000 euros.

Le texte entrera en vigueur en janvier prochain. Il est basé sur un constat : le taux d’emploi des personnes d’origine belge est bien plus élevé que celui des personnes d’origine étrangère.