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Euro de football 2017 : les Bleues veulent briser la malédiction

Invaincues depuis 11 matches, les Bleues font partie des favorites de l’Euro de football 2017 qui se déroule aux Pays-Bas. L’équipe de France féminine espère enfin décrocher un premier titre après ces échecs répétés en phase finale.

À chaque nouvelle compétition internationale, la même rengaine. C’est sûr, cette fois-ci, c’est la bonne ! Les Bleues vont enfin décrocher un premier trophée ! Pour leur premier match de l’Euro-2017 de football, mardi 18 juillet, face à l’Islande, les footballeuses tricolores ne dérogent pas à la règle.

Quatrièmes du Mondial-2011 et des JO-2012, éliminées en quarts de finale de l’Euro-2013, du Mondial-2015 et des JO-2016, les joueuses tricolores sont abonnées aux places d’honneur, mais elles ne sont encore jamais montées sur le podium. Alors pourquoi y croire cette année ? Voici cinq bonnes raisons :

  • Un nouvel entraîneur et une série de victoires :

Depuis la déconvenue des JO-2016, l’entraîneur Philippe Bergeroo a cédé sa place à Olivier Echouafni. Depuis son arrivée, les Bleues sont invaincues : une série de onze matchs sans défaite (7 victoires 4 nuls). Lors des qualifications pour l’Euro, elles se sont même payé le luxe d’enregistrer huit victoires en huit matchs sans encaisser aucun but. Les joueuses françaises ont surtout atteint un palier supérieur en remportant en mars le trophée de la SheBelieves Cup, un tournoi regroupant quatre des grandes nations du foot féminin. Les Françaises se sont offert un succès de prestige, en battant à cette occasion les Américaines sur le score de 0-3. Malgré cette confiance engrangée, l’entraîneur des Bleues reste prudent. "L’équipe de France se doit d’avoir beaucoup d’humilité. On y va avec ambition mais on ne va pas crier haut et fort qu’on va être champion d’Europe. La France n’a jamais dépassé les quarts d’un Euro. Mais je ne vais pas cacher qu’on veut aller le plus loin possible", a-t-il ainsi confié au Parisien.

  • Un groupe expérimenté :

Les joueuses tricolores ne brillent pas seulement en sélection. Elles sont habituées aux grands rendez-vous en championnat. Onze des membres de l’équipe nationale ont participé cette année à la finale de la Ligue des champions entre Lyon et le PSG. Selon les joueuses, cette rivalité entre les deux clubs ne porte pas préjudice à la cohésion de l’équipe. "Ici, on est en équipe de France, il n’y a plus de club. Ce qu’il s’est passé il y a quelques mois, on le laisse de côté. On ne pense vraiment qu’à la sélection car pour aller le plus loin possible, il faut qu’on soit toutes ensemble", explique à l’AFP la Parisienne Eve Périsset. Pour le sélectionneur, la concurrence entre l’OL et le PSG tout au long de la saison est même un plus. Elle permet de cultiver la culture de la gagne : "Il y a eu des confrontations très intéressantes à tous les niveaux. Tout ça va nous faire du bien. On a besoin de ces matchs-là".

  • Un premier tour abordable :

Le tirage au sort a été clément avec les Bleues. Pour la phase de poules, elles ont hérité de la Suisse, l’Islande et l’Autriche. Sur le papier, la France, troisième au classement Fifa, n’a effectivement rien à craindre dans son groupe C : la Suisse est 16e de ce même classement, l’Islande est 18e, l’Autriche est 24e. Les choses sérieuses débuteront finalement en quarts de finale. Parmi les favorites, les Bleues vont devoir se méfier des Allemandes, tenantes du titre et championnes olympiques, des Suédoises, vice-championnes olympiques, des Norvégiennes, championnes d’Europe à deux reprises, mais aussi de deux nations émergentes : l’Angleterre et l’Espagne.

Le match d'ouverture de l'#EURO2017 a été joué! Nos Bleues rentreront en lice mardi (20h45)!👊
🗓18/07🆚Islande
🗓22/07🆚Autriche
🗓26/07🆚Suisse pic.twitter.com/hASauuBXTI

— Equipe de France (@equipedefrance) 16 juillet 2017

  • Le Mondial-2019 organisé en France dans le viseur :

Dans deux ans, la Coupe du monde féminine sera organisée pour la première fois dans l’Hexagone. Un succès lors de l’Euro-2017 aux Pays-Bas permettrait d’aborder idéalement cette compétition. Les footballeuses tricolores bénéficient en tout cas d’une popularité de plus en plus grandissante. La récente finale de la Ligue des champions a été retransmise en "prime-time" sur France 2 et a rassemblé 2,7 millions de téléspectateurs. Pour cet Euro, les fans des Bleues pourront aussi suivre les matchs sur France Télévisions. Le nombre de licenciées a aussi explosé, passant de 35 000 en 2000 à 100 000 en 2016.

  • Pour briser une bonne fois pour toutes la malédiction :

Une génération de joueuses mérite enfin de décrocher un premier trophée. Eugénie Le Sommer, Camille Abily, Wendie Renard, Laura Georges, Élodie Thomis ou encore Gaëtane Thiney comptent des dizaines de sélections au compteur, mais elles ont bien trop souvent goûté à la médaille en chocolat. Désormais épaulées par des jeunes pousses comme Grace Geyoro (20 ans) ou Eve Perisset (22 ans), elles ne veulent plus échouer si près du but. "Cela fait des années qu’on passe [à côté d’un titre] à très peu de choses, mais je pense qu’avec la génération qui arrive, cela peut être un vrai plus", estime ainsi Wendie Renard.

C'est parti ! #WEURO2017 🇧🇪🇩🇰🇳🇱🇳🇴🇩🇪🇮🇹🇷🇺🇸🇪🇦🇹🇫🇷🇮🇸🇨🇭󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿🇵🇹󠁧󠁢󠁳󠁣󠁴󠁿🇪🇸🇬🇧 pic.twitter.com/nMVIyPlz4v

— Eugénie Le Sommer (@ELS_9_FRANCE) 16 juillet 2017

France-Islande, mardi 18 juillet, à 20 h 45.
 

Première publication : 17/07/2017