la Belgique

Grèves: le MR veut imposer un service minimum à la Stib

Le MR veut imposer un service minimum à la Stib. Une proposition d’ordonnance sera déposée dans les semaines à venir au parlement bruxellois. Vincent De Wolf s’inspire de ce qui est en passe de se concrétiser à la TEC et la SNCB. Mercredi, le réseau a en effet été fortement perturbé suite à la grève. « Nous ne mettons pas en cause le droit de grève. Mais pour les personnes les plus démunies qui, par exemple, ont des visites urgentes à l’hôpital, des rendez-vous ; pour les écoles, les personnes qui veulent travailler, il faut maintenir un service minimum », explique Vincent De Wolf.

C’est la deuxième fois que le MR, dans l’opposition, tente d’instaurer un service minimum à la Stib. Cette fois, les libéraux comptent appuyer leur proposition par une étude sur les lignes de bus, tram et métro les plus fréquentées. Objectif : que le service minimum s’applique en priorité à ces lignes.

Proposition peu soutenue sauf par le cdH

La proposition n’est pas encore sur la table mais le ministre de la Mobilité la rejette d’emblée: « Ce n’est pas à l’ordre du jour puisque ce n’est pas dans la déclaration gouvernementale bruxelloise. », explique Pascal Smet. Même son de cloche du côté de la majorité francophone. Selon le député bruxellois Ridouane Chahid (PS): « A la Stib, on peut compter sur une main le nombre de grèves au sein de cette société de transport en commun, à savoir quasiment zéro. » Pour le député bruxellois Michel Colson (DéFI): « Ceci est une péripétie qui vise simplement à mettre un peu d’huile sur le feu. La question sera de voir l’attitude du cdH ».

Et justement le cdH, contrairement à ses partenaires de la majorité, rejoint l’idée du MR: « Nous sommes favorables à un service minimum. On ne comprendrait pas que comme hier, lorsqu’il y a une grève, c’est tout Bruxelles qui soit paralysé. On préfère évidemment que ce service soit organisé en interne, au sein de l’entreprise et par les syndicats. Si ce n’est pas possible, on le fera autrement. » 

Une tentative pour déstabiliser la majorité ?

La réaction du cdH, en désaccord avec le reste de la majorité bruxelloise, pourrait déstabiliser un peu plus le parlement et le gouvernement bruxellois déjà fragilisés par la crise de cet été. Mais Vincent De Wolf assure que ce n’est pas son intention: « Non, je ne comprends pas. Je comprends qu’ils (cf. « les députés de la majorité bruxelloise ») soient en difficulté parce qu’ils s’énervent, parce qu’ils ne s’entendent plus, que plusieurs dossiers sont bloqués et que c’est un dossier qui est difficile pour eux. Mais interrogez les Bruxellois. Je pense que c’est une proposition raisonnable. »

Ce n’est pas l’avis non plus de l’opposition et des syndicats. En soutenant cette proposition, le cdH se retrouve donc seul avec le MR contre tous. Un scénario que la politique wallonne connaît bien…