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Harcèlement sexuel: une mère demande à l’école de son fils de bannir La Belle au bois dormant

 

Le château de la Belle au bois dormant à Disneyland Paris, le 26 mars 2017. –
BERTRAND GUAY / AFP

Cette mère de deux enfants vivant en Angleterre suggère de ne pas raconter ce conte aux plus jeunes enfants, car elle estime qu’il donne de mauvais modèles en matière de consentement sexuel.

« Je vais vous dire, tant que nous voyons toujours ce genre d’histoires à l’école, nous ne pourrons jamais changer les attitudes ancrées en matière de comportement sexuel ». Ce message, posté fin novembre par une mère de famille anglaise sur Twitter et accompagné d’une photo de La Belle au Bois dormant en livre, a été repris par plusieurs médias anglo-saxons depuis.

Au-delà de ces quelques mots, Sarah Hall a voulu faire passer un message sur ce conte en particulier et sur les fictions soumises aux enfants: « Il s’agit de se demander ‘est-ce que (ce conte) est encore pertinent, est-ce qu’il est approprié? », a-t-elle expliqué au Daily Mail.

Tell you what, while we are still seeing narratives like this in school, we are never going to change ingrained attitudes to sexual behaviour #MeToo #consent #mysonissix pic.twitter.com/3g4gyjifi9

— Sarah Hall (@Hallmeister) 19 novembre 2017

« Mon fils n’a que 6 ans, il absorbe tout ce qu’il voit »

Pour elle, le célèbre conte montre un mauvais exemple en matière de comportement amoureux parce qu’il met en scène un prince embrassant une princesse sans son consentement, pour la réveiller. Inspirée par la vague de dénonciation autour des campagnes #MeToo et #BalanceTonPorc, cette mère de famille a donc demandé à l’école de son fils de six ans de ne plus montrer cette histoire aux plus jeunes.

« Mon fils n’a que 6 ans, il absorbe tout ce qu’il voit, et ce n’est pas comme si je pouvais avoir une conversation constructive (avec lui), explique-t-elle, citée par le Daily Mail.

« Je ne pense pas qu’il faille retirer de la circulation tous les livres de La Belle au Bois dormant », précise-t-elle cependant. Je pense que c’est une bonne ressource pour les enfants plus âgés, vous pouvez avoir une conversation autour (du livre), vous pouvez parler de consentement, et de ce que la Princesse peut ressentir », suggère-t-elle. 

« Mais je suis vraiment inquiète pour les enfants les plus jeunes, je voudrais vraiment qu’on discute pour savoir s’il s’agit d’une œuvre appropriée », explique-t-elle. Elle considère que d’autres contes peuvent être problématiques, mais que cette histoire de baiser non consenti est particulièrement perturbante.