Politique

Jean-Jacques Bourdin: « Evidemment, la profession va critiquer mais on s’en moque »

 

Jean-Jacques Bourdin. –
Capture BFMTV

 

« Match de boxe », « corps à corps »… les références à un affrontement ne manquent pas au lendemain de l’interview inédite d’Emmanuel Macron. Estimant avoir été fidèles à eux-mêmes, Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel assurent avoir rempli leurs obligations. « Sur la forme, évidemment la profession va critiquer mais on s’en moque », a lancé le journaliste de RMC et BFMTV.

« Ce qu’il faut dans une interview avec un président de la République mais comme avec un leader de l’opposition, c’est ne pas être au service de l’interviewé mais poser les questions qu’on a envie de poser », s’est-il justifié.

Dimanche soir, les journalistes de Mediapart et de RMC ont offert une interview d’un genre différent, en s’affichant sans cravate ou encore en étant incisifs dans leurs questions. « Ce sont des médias qui portent ce que disent leurs auditeurs ou leurs lecteurs. Ce sont des médias qui sont très proches de leur public et quel était notre choix (…), c’était de porter des questions que se posent les gens », précise Edwy Plenel, qui comme son confrère, ont appelé le président « Emmanuel Macron » tout au long de l’entretien. « Je ne vois pas pourquoi j’aurai cet acte déférent ‘M. le président' », explique Jean-Jacques Bourdin.

« L’affichage pas de cravate, Emmanuel Macron, c’était dire demain vous n’êtes plus président, on est pareil, on est égaux en dignité et en droit », ajoute le patron de Mediapart.