Economie

La Bourse de Bruxelles se porte relativement bien, un bon signe pour l’économie belge

La Bourse de Bruxelles a fait son bilan à la moitié de l’année, un exercice intéressant parce que ça dit pas mal de choses sur l’économie belge. C’est un bon baromètre en quelque sorte.

Des échanges en augmentation

Il y a une grosse tendance ces derniers mois sur les marchés à Bruxelles, c’est l’augmentation du nombre d’échanges chaque jour.

La Bourse est comme un marché entre des vendeurs et des acheteurs d’actions. En l’occurrence ici, depuis le début de l’année, il y a 82.000 actions qui sont échangées chaque jour ; c’est un record, et tout ça pour un montant total de 530 millions d’euros par jour.

Ça veut dire que chaque jour, des actionnaires, des investisseurs et des entreprises s’échangent 530 millions d’euros à Bruxelles.

Qu’est-ce que ça veut dire ? S’il y a autant d’achats et de ventes, c’est qu’il y a beaucoup d’argent qui circule, on dit qu’il y a beaucoup de liquidités.

Pour Vincent Van Dessel, le patron de la Bourse de Bruxelles, ça veut dire qu’il y a beaucoup de gens qui ont envie et qui sont prêts à investir : « Beaucoup de liquidités, ça veut dire qu’il y a pas mal de transactions, donc ça veut dire que la facilité avec laquelle on va pouvoir acheter et vendre ses titres a encore augmenté ».

Une bonne nouvelle ?

C’est une très bonne nouvelle pour les actionnaires, pour ceux qui veulent investir, pour ceux qui veulent vendre. C’est bon pour tout le monde.

Comment ça se fait qu’il y ait plus d’argent qui circule ces derniers mois ? Parce que laisser dormir son argent à la banque ne rapporte quasiment plus rien. Les taux d’intérêt aujourd’hui à la banque tourne autour de 1% . En bourse, avec certaines entreprises belges, avec certains titres, on peut avoir des rendements de 10-15%. Alors, évidemment, ça intéresse les gens qui ont de l’argent à placer, donc il y a plus de liquidités, il n’y a plus d’investissements.

Les entreprises lèvent des fonds

Autrement dit, les entreprises cotées en bourse profitent de cette abondance d’argent disponible.

C’est l’autre grosse tendance, en bourse, on peut soit acheter des actions que quelqu’un possède déjà, on peut racheter ça à un actionnaire « en seconde main » ; soit acheter des nouvelles actions qu’une entreprise émet pour avoir de l’argent frais. Les entreprises font beaucoup ça pour le moment, elles lèvent des fonds.

« Les sociétés qui sont cotées en Bourse ont fait plus que d’habitude appel aux marchés, c’est-à-dire qu’elles ont des projets de croissance, ça veut dire que l’argent est disponible et qu’elles profitent quelque part de leur cotation qu’elles ont déjà maintenant pour financer leur croissance », explique Vincent Van Dessel.

Rien qu’Umicore par exemple, une entreprise belge qui est spécialisée notamment dans les batteries, a levé à elle toute seule 900 millions depuis janvier ; c’est beaucoup. En tout, les entreprises cotées à Bruxelles ont levé 2.300.000 euros depuis le début de l’année, ces six derniers mois. C’est plus qu’en une année complète l’année dernière ou bien l’année précédente.

Comment se porte l’économie belge ? 

La bourse est un baromètre parce que la bourse donne un prix aux entreprises, ça les valorise. En bourse, les investisseurs disent : « Moi je suis prêt à payer autant pour cette société, pour cette valeur  », comme on dit dans le jargon. Et ici, en l’occurrence, les grosses valeurs qui sont regroupées dans l’indice BEL 20 — ce sont les 20 plus grosses entreprises de Belgique — ont perdu 7%, mais ça n’inquiète pas pour autant Vincent Van Dessel : « Au niveau des petites valeurs, on est plutôt à la hausse ; au niveau des grandes valeurs, on est un peu à la baisse. Donc, je dirais que pour le moment, le baromètre est relativement stable ».

Autrement dit, « l’économie belge est relativement stable et légèrement en croissance ».

Enfin, dernier constat : depuis le début de l’année,trois entreprises sont entrées en bourse à Bruxelles et il y en a deux qui en sont sorties. Ce sont des chiffres relativement dans la moyenne de ces dernières années.