la Belgique

La grogne grandit à la police des chemins de fer: « La réforme est absurde! On ne vise pas l’efficacité »

Les agents vivent plutôt mal un projet de réforme en cours en Wallonie. Exemple à Namur lundi : 26 des 27 membres du personnel étaient absents. Officiellement : pour cause de maladie. Officieusement, ils ne veulent pas de cette réforme, qui prévoit de faire disparaître certains postes.

Des regroupements et des suppressions

Il y aura en effet moins de bureaux locaux. Celui de Namur par exemple sera supprimé. Le plan prévoit également cinq « gares mères », dont deux en Wallonie (Liège et Charleroi). Les autres gares, comme celle de Namur, deviennent des « gares satellites ». Et seules les « gares mères » garderont un poste de police. Celui de la gare de Namur est donc appelé à disparaître.

Qu’est-ce qui justifie une telle décision ?

Pour Thierry Belin, secrétaire national du SNTS, le syndicat de la police, cette décision est uniquement guidée par des impératifs économiques. « Ils visent uniquement les économies d’échelle, certainement pas l’efficacité. D’ailleurs, comment voulez-vous être efficace en étant basé à Charleroi ou Liège et qu’il faut intervenir à Namur ou Libramont ? C’est impossible ! On mettra un temps fou pour se rendre sur place. »

Du côté des policiers, c’est également l’incompréhension la plus totale. La gare de Namur, avec ses 20.000 passages, est la plus importante de Wallonie.

Des arguments peu convaincants

Pour pallier ces temps d’intervention plus longs, la réforme prévoit que les interventions dans les gares soient attribuées aux zones de police locale. Un argument qui ne convainc pas sur le terrain. Notamment en raison du manque de personnel dans les zones de polices locales.

Le SNPS menace désormais d’activer le préavis de grève qui couvre la totalité du mois de décembre, sans pour autant donner plus de précision sur les actions qui seraient menées.