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La justice suisse ouvre une procédure pénale contre le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi

La justice suisse a ouvert une procédure pénale contre Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG et PDG de la société BeIn Media Group et, Jérôme Valcke, ancien nuémro 2 de la Fifa, dans le cadre d’une enquête pour corruption.

La justice helvète a ouvert une procédure pénale contre Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG et PDG de la société BeIn Media Group et, Jérôme Valcke, ancien secrétaire général de la Fifa, dans le cadre d'une enquête pour corruption "avec l’octroi de droits média pour les Coupes du monde de football".

C’est le ministère public de la Confédération (MPC) qui a fait cette annonce jeudi. Une enquête a été ouverte le 20 mars 2017 pour "soupçon de corruption privée, d'escroquerie, de gestion déloyale et de faux dans les titres", a indiqué le MPC, précisant qu'une opération "coordonnée [a été] menée dans plusieurs pays [dans le cadre de cette procédure]".

En collaboration avec les autorités compétentes "de France, de Grèce, d'Italie et d'Espagne, des perquisitions ont eu lieu simultanément et en divers lieux", a ajouté le MPC.

Perquisition au siège parisien de BeIn Sports France

Le siège parisien de BeIn Sports France a été perquisitionné par deux magistrats du parquet national financier (PNF), assistés d'enquêteurs de l'office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a annoncé le PNF dans un communiqué.

Jérôme Valcke, suspendu pour dix ans pour d'autres faits de corruption, est soupçonné d'avoir "accepté des avantages indus en lien avec l'octroi de droits média dans certains pays de la part d'un homme d'affaires dans le domaine des droits sportifs en ce qui concerne les Coupes du monde de football de la FIFA de 2018, 2022, 2026 et 2030 et de la part de Nasser Al-Khelaïfi en ce qui concerne les Coupes du monde de la FIFA de 2026 et 2030", a ajouté le MPC.

L’ancien bras droit de l'ex-président de la Fifa Sepp Blatter lui aussi suspendu, a été auditionné jeudi en Suisse en qualité de prévenu, l'équivalent du statut de mis en examen, par des représentants du MPC.

Avec AFP et Reuter

Première publication : 12/10/2017