Economie

La Russie et le Venezuela doivent signer mercredi une restructuration de la dette

La Russie et le Venezuela, déclaré en défaut de paiement partiel, doivent signer mercredi un accord pour restructurer trois milliards de dollars de créances de Caracas, a-t-on appris mardi de sources proches concordantes. Le ministère des Finances russe a refusé de confirmer cette information et ne prévoit aucun évènement public.

Sans confirmer la date de signature, l’ambassade du Venezuela à Moscou a annoncé la tenue d’une conférence de presse mercredi 15 novembre pour « informer de la signature des accords sur la restructuration de la dette vénézuélienne avec la Russie ».

Le ministère russe des Finances avait annoncé la semaine dernière que le Venezuela avait donné son accord pour restructurer – c’est-à-dire rééchelonner les remboursements, voire diminuer ou effacer des créances – sa dette envers la Russie selon des modalités convenues entre les deux pays. L’ambassadeur vénézuélien en Russie, Carlos Faria Tortosa, avait indiqué que la signature d’un accord entre les deux pays devrait intervenir avant le 15 novembre.

La Russie et la Chine principaux créanciers

La Russie et la Chine sont les deux principaux créanciers et alliés du Venezuela, qui leur doit respectivement 8 et 28 milliards de dollars. En octobre, le ministre des Finances russe Anton Silouanov avait déclaré à l’agence Interfax que l’accord prévoyait de diviser le remboursement en deux étapes, avec un premier remboursement « d’un petit montant » avec « des conditions assez favorables », afin que le Venezuela soit « en mesure de transférer la plus grande partie » de la dette dans un deuxième temps.

Le Venezuela a été déclaré « en défaut partiel » sur sa dette par l’agence de notation S&P Global Ratings, quelques heures après deux réunions de créanciers lundi à Caracas et à New York, une menace qui planait depuis plusieurs semaines sur ce pays pétrolier ruiné.

S&P a indiqué que le Venezuela était dans l’incapacité de rembourser 200 millions de dollars, soulignant avoir pris sa décision à l’issue d’une période de grâce de 30 jours sur le paiement de deux obligations.

Le Venezuela, affecté notamment de plein fouet par la chute des cours du pétrole, veut restructurer sa dette extérieure, estimée à 150 milliards de dollars, car il ne dispose plus que de 9,7 milliards de réserves et doit rembourser au moins 1,47 milliard d’ici la fin de l’année, puis 8 milliards en 2018.