Politique

La sortie de l’état d’urgence: Ciotti dénonce « une faute » de Macron

 

Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes. –
Jacques Demarthon – AFP

Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes estime également que le début de quinquennat d’Emmanuel Macron équivaut à 100 jours de « communication outrancière ».

« Communication outrancière », « bilan léger », « irresponsable »… Eric Ciotti n’est pas tendre avec Emmanuel Macron qui fêtera ce mardi ses 100 jours à l’Elysée. Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes livre dans les colonnes du JDD un bilan sévère du début de quinquennat du nouveau président avec un sujet principal de crispation: la sécurité.

Pour l’élu, la sortie programmée de l’état d’urgence en novembre -remplacé par une loi incluant certaines mesures de renforcement de la sécurité hors état d’urgence- est une « faute ». « Sortir de l’état d’urgence en novembre est irresponsable et présente un risque majeur (…), attaque le député LR, qui critique également les coupes budgétaires dans les ministères régaliens.

« Ces décisions ne sont pas seulement des erreurs politiques, mais bien des fautes qu’il faut dénoncer », poursuit le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes.

Un choc « violent » pour Macron

Plus globalement, Eric Ciotti s’en prend à la politique menée par le gouvernement depuis 100 jours et n’attribue aucun bon point. « Quel est le bilan du nouveau président à ce jour? Une loi de populisme antiparlementaire qui a pris pour cible de façon démagogique députés et sénateurs. Sur le régalien, la stricte continuité avec le quinquennat de François Hollande. Et rien pour mieux protéger les Français face au terrorisme, aucune mesure de baisse de la fiscalité et des charges, et enfin une réforme du Code du travail qui est renvoyée à la rentrée avec un contenu qui reste incertain », détaille le député qui dénonce 100 jours de « communication outrancière, et très peu de mesures concrètes ».

« Après les illusions de la campagne, le choc avec le mur de la réalité est assez violent », raille-t-il.

La conclusion est donc sévère: « Emmanuel Macron et ceux qui l’entourent ont raté le début de ce quinquennat. La campagne électorale avait bâti l’image d’un président ouvert et rassembleur. On le découvre manipulateur et clanique ».