Politique

Le journaliste Loup Bureau devrait arriver dimanche matin à Paris

 

Sur la façade du conseil départemental de Loire-Atlantique. –
LOIC VENANCE / AFP

On attendait le journaliste français emprisonné 50 jours en Turquie vendredi soir. Mais il semble désormais plus probable qu’il arrive en France dimanche matin.

Le journaliste Loup Bureau devrait regagner Paris, probablement dimanche matin, au grand soulagement de sa famille et de ses amis, après plus de 50 jours d’incarcération dans une prison turque sous l’accusation d’appartenance à « une organisation terroriste armée ».

« Le plus probable est qu’il arrive demain (dimanche) matin », a dit Martin Pradel, l’avocat français du journaliste, dont le retour avait d’abord été annoncé pour samedi soir. « Nos informations sont peu précises. Il n’est d’ailleurs pas certain qu’il n’arrive pas ce (samedi) soir, mais cela nous semble extrêmement improbable, impossible », a ajouté le conseil.

Selon lui, son client, sous le coup d’une expulsion, a bien quitté Sirnak, ville du sud-est de la Turquie où il est resté détenu 51 jours, pour se rendre à Diyarbakir, et ensuite gagner Istanbul.

Son père, Loïc Bureau, a quitté samedi la banlieue de Nantes en direction de Paris pour être reçu au ministère de la Culture. « Tout le comité de soutien, sa petite amie, viennent à Paris » mais « tant qu’il n’est pas sur le sol français, je garderai une petite appréhension », a-t-il ajouté.

La visite du ministre Le Drian a accéléré la libération

Le reporter de 27 ans, dont la libération avait été annoncée vendredi par son comité de soutien et son avocat, a passé la nuit de vendredi à samedi dans un poste de police. Cette libération, intervenue dans la foulée d’une visite de Jean-Yves Le Drian à Ankara, est « un grand soulagement », avait estimé le président Emmanuel Macron.

Interrogé sur une éventuelle contrepartie à cette libération, l’avocat a déclaré: « Je n’ai aucune raison de le penser ». « Simplement faire comprendre aux autorités turques tout le tort qu’elles se faisaient en persistant à emprisonner un journaliste français (…) a pu être suffisant », a-t-il dit.

Le journaliste avait été interpellé le 26 juillet à la frontière entre l’Irak et la Turquie, après la découverte en sa possession de photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (mouvement considéré comme une émanation du PKK et donc comme « terroriste » par Ankara).

Ces images datent, selon sa défense, d’un reportage sur les conditions de vie des populations syriennes réalisé en 2013 et diffusé sur TV5 Monde.