la Belgique

Le MR fera sans les socialistes au moins jusqu’en 2019 et plus si possible

Le président du MR, Olivier Chastel, était l’invité de Matin Première ce jeudi. A la question de savoir si le MR peut encore gouverner avec le PS, il répond : « On n’en est pas là. On vient de mettre en place un gouvernement en Wallonie sans les socialistes, jusqu’au terme de cette législature ce sera donc le cas ». 

Pour la suite, il n’exclut rien, « il faudra analyser les forces en présence après le scrutin de 2019 ». « Mais moi en tout cas aujourd’hui, je suis attelé à un gouvernement de centre-droit tant au Fédéral qu’à la Région ».

Olivier Chastel souligne toutefois qu’il existe « une marge » entre le discours de campagne du parti socialiste, qui « court après le parti communiste et donc le PTB », et ses actions lorsqu’il est dans un gouvernement.

Autrement dit, le président du MR se dit « prêt à reconduire non seulement la majorité fédérale actuelle qui fait de l’excellent travail (…), mais aussi la majorité en Wallonie. Parce que c’est une majorité qui nous convient bien. Nous pouvons y mettre des accents tout à fait différents de ce que la Wallonie a connu pendant 13 ans ». 

Un gouvernement fédéral des ultra riches ? 

Olivier Chastel a également répondu aux critiques formulées par le président du PS sur le discours de politique générale du Premier ministre Charles Michel : « Elio Di Rupo a l’air chagriné que son pays, la Belgique, aille beaucoup mieux qu’il y a 3 ans. Je trouve que quand il dit que le gouvernement travaille mal, c’est une caricature d’opposition », a-t-il déclaré.

« Les allocataires sociaux, les revenus d’intégration, ont été augmenté cinq fois depuis que Charles Michel est Premier ministre. C’est 9% d’augmentation, c’est 900 euros en plus quand on a un revenu d’intégration isolé, 1200 euros quand on est chef de famille. Jamais le gouvernement d’Elio Di Rupo n’a fait autant d’augmentations dans ces domaines-là ».

« Le pouvoir d’achat ne baisse pas »

Pour Olivier Chastel, l’augmentation du prix du diesel et l’augmentation du la TVA n’ont pas fait baisser le pouvoir d’achat. 

« En 2016, pour la première fois depuis 8 ans, le pouvoir d’achat a augmenté. Le pouvoir d’achat et le revenu disponible, ce sont deux modes de calcul différents et les perspectives pour 2017 et 2018, nous donnent des augmentations bien plus importantes. Pourquoi ? Parce qu’au delà de l’indexation automatique, parce qu’au-delà des accords interprofessionnels, nous avons voulu pour tous les travailleurs, un salaire net plus élevé. C’est l’effet du tax shift. Et pour les bas salaires, ce tax shift est favorable depuis 2015 et 2016. Et c’est en 2018 et 2019 que les deux phases supplémentaires du tax shift permettront à tous les travailleurs de gagner entre 70 et 140 euros net par mois en plus », précise le président du MR.