la Belgique

L’étudiante française tuée à Liège n’avait pas été avertie du passé de son voisin

Les suites du meurtre d’une jeune étudiante française à Liège. Son corps avait été découvert dans son kot lundi. Elle avait été étranglée et poignardée. Depuis, son voisin est passé aux aveux. Un délinquant sexuel multi-récidiviste, ce qu’ignorait la jeune femme, malgré un incident il y a deux ans. Un élément interpellant.

C’était il y a deux ans, expliquent les amis de la victime, sans que le parquet confirme les faits à l’heure actuelle. Un mot avait été glissé sous sa porte. La jeune étudiante avait immédiatement ouvert et était tombée nez à nez avec son voisin, entièrement nu. L’homme avait immédiatement regagné son appartement et s’était excusé quelques jours plus tard. Mais le contenu du petit mot était très explicite et évoquait une intention sexuelle sans ambiguïté.

Des antécédents lourds

La jeune femme avait alors signalé les faits à la police mais personne ne l’a avertie ou mise en garde quant au passé de ce voisin, affirment ses amis. Et c’est cette absence de mise en garde qui, aujourd’hui, interpelle les proches de la victime. Car lorsqu’une victime contacte la police pour ce genre de fait, un procès-verbal doit être rédigé si le fait constitue une infraction avec ou sans dépôt de plainte. En cas d’infraction, celui-ci est censé être transmis au parquet. Ici, cela n’a pas été le cas. Il n’a pas été transmis non plus au tribunal d’application des peines, c’est ce qu’affirme le parquet. Quant au meurtrier présumé, il a reconnu l’incident, mais affirme n’avoir jamais été interrogé par la police à ce sujet. La police devra sans doute à un moment donné expliquer pourquoi.