la Belgique

Namur: des élèves des métiers de bouche vont chez les producteurs locaux

Une série de rencontres originales, cette semaine, en région namuroise.
Des élèves en 7ème année (spécialisation « traiteur ») de l’Institut Ilon Saint-Jacques visitent des artisans et des producteurs locaux. Objectif: encourager les futurs traiteurs et restaurateurs à privilégier les circuits courts et les produits du terroir, « bio » de préférénce.

Parmi les sites prévus: plusieurs fermes « bio », l’abbaye de Maredsous et ses fromages, ainsi que le Château de Bioul… un domaine viticole près d’Annevoie.
« Nous sommes heureux d’accueillir ces futurs professionnels de la restauration et de l’hôtellerie », explique Vanessa Wyckmans-Vaxelaire, viticultrice au Château de Bioul. « Ces jeunes voient comment nous travaillons et ce que nous produisons. Ils pourront aussi collaborer avec les producteurs locaux plus tard. Je suis très optimiste en voyant ces jeunes. Car leur génération a pris conscience de l’importance des circuits courts et des produits du terroir ».

L’idée d’une enseignante

C’est Caroline Blondiaux, enseignante en 7ème année à l’Institut Ilon Saint-Jacques, qui a eu l’idée de cette semaine de rencontres dont la première étape passait par Bioul. « Je voulais encourager les élèves à privilégier les circuits courts, à rencontrer directement les producteurs locaux, à prendre conscience de l’importance d’établir une relation de confiance entre producteurs et professionnels de la table ».  

Découvrir les 11 hectares de vigne, le travail nécessaire à la production de 40.000 à 50.000 bouteilles, la cuverie et les techniques de vinification,… une visite de terrain appréciée par les futurs traiteurs, comme Alisson. « Pour nous, rencontrer des personnes comme Vanessa, c’est très enrichissant. Nous comprenons mieux comment les producteurs travaillent. Ce qu’exige leur travail aussi. Parfois difficile. Nous pourrons travailler avec ces producteurs locaux plus tard, proposer leurs produits à notre future clientèle. Et connaître l’origine précise des produits. C’est aussi une manière de soutenir l’économie locale ». Un système « win win » appelé sans doute à se développer. Un retour vers une certaine authenticité et un système plus sain et plus respectueux de l’environnement.