Politique

NDDL: les zadistes attendent un « geste d’apaisement » du gouvernement

 

Les zadistes attendent « un geste d’apaisement » du gouvernement après avoir déposé des projets agricoles nominatifs à la préfecture. –
AFP

Une quarantaine de projets nominatifs ont été déposés par les zadistes de Notre-Dame-des-Landes à la préfecture pour régulariser leur situation, comme demandé par le gouvernement. Ils attendent désormais une main tendue en retour.

Les occupants menacés d’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ont demandé ce lundi un « geste d’apaisement » au gouvernement, au dernier jour de l’ultimatum fixé par ce dernier, alors qu’un calme précaire régnait sur le bocage nantais.

« On attend un geste fort »

« Un geste a été fait de la part des habitants de la zone. Ce n’est plus à nous de faire un geste, c’est très clairement au gouvernement de faire un geste pour prolonger l’apaisement », a lancé Baptiste, 33 ans, artisan crêpier sur la ZAD, au cours d’une conférence de presse. « On attend un geste fort de leur part », a-t-il insisté.
    
Deux semaines après les premières expulsions sur la ZAD, qui ont conduit à la destruction de 29 « squats » sur 97 habitats recensés par le gouvernement, des explosions de grenades ont encore retenti ce lundi dans le bocage nantais. « Quelques opposants font face aux gendarmes. C’est plutôt calme, c’est du face à face, sans heurts », a indiqué la gendarmerie.
    
La route départementale 81, qui traverse la zone du nord au sud, n’est plus entravée par des barricades comme au début de l’opération de gendarmerie, qui mobilise quelque 2.500 militaires.

« Le gros travail » des zadistes  

Vendredi, une délégation d’occupants de la ZAD a déposé une quarantaine de projets nominatifs à la préfecture pour régulariser la situation des occupants, comme l’avait exigé le gouvernement.
    
Si la préfète des Pays de la Loire Nicole Klein a souligné le « gros travail » des zadistes, la décision de poursuivre ou non les expulsions revient au chef du gouvernement.

Un retour du gouvernement  

« Depuis que le dossier a été déposé, il n’y a eu aucune communication gouvernementale qui allait dans le sens de l’apaisement. Donc on s’attend à la possibilité qu’ils reviennent intervenir… », estime Baptiste. « On a jusqu’à la fin de la journée pour présenter de nouveaux projets ou les affiner. Un travail continue d’être mené sur ce plan-là », ajoute-t-il.
    
Lors de la conférence de presse, plusieurs occupants ont rappelé que les projets déposés en préfecture étaient interdépendants et qu’il s’agissait d’une « démarche collective » pour le territoire. « On demande qu’on nous laisse un laboratoire d’expérimentation sur la gestion du foncier et sur les questions d’agro-écologie », explique de son côté Sarah, habitante de la ZAD.