Politique

Nicolas Sarkozy: « Johnny va laisser un vide que personne ne pourra jamais combler »

 

Nicolas Sarkozy et Johnny Hallyday, le 3 septembre 2006 à un congrès d’été de l’UMP à Marseille. –
Dominique Faget – AFP

L’ancien président des Républicains a rendu un long hommage ce mercredi matin à l’artiste disparu, décrivant une « France en deuil d’un très grand artiste ». 

L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a délivré ce mercredi matin un message ému à la suite de la mort de Johnny Hallyday, décédé dans la nuit des suites d’un cancer du poumon à 74 ans.

« La France est en deuil d’un très grand artiste, de cette voix irremplaçable qui avait séduit jusqu’aux Etats-Unis, de ce talent qu’aucune mode n’avait jamais ni surpris ni terrassé et d’un répertoire qui a pris en cinquante ans les dimensions d’une oeuvre considérable », écrit l’ancien président des Républicains dans un communiqué. 

Nicolas Sarkozy salue par ailleurs « l’idole des jeunes », « à une époque où la jeunesse s’apprêtait à secouer l’ordre ancien pour donner naissance à une nouvelle société ».

« Ce matin, je sais que dans chaque famille, dans chaque foyer de notre pays l’annonce de la disparition de ce géant de la chanson que l’on avait fini par croire éternel tant il avait si souvent trompé la mort, va provoquer une grande tristesse comme chaque fois que l’on perd un être cher », poursuit-il. 

La « sensibilité de droite » du chanteur

« Johnny va laisser un grand vide que personne ne pourra jamais combler », conclut l’ancien président de la République. 

La France est en deuil d’un très grand artiste, de cette voix irremplaçable, de ce talent et d’un répertoire. Johnny va laisser un vide que personne ne pourra jamais combler. – NShttps://t.co/CanNdoH3sq pic.twitter.com/Gg0Ehn5vVs

— Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) 6 décembre 2017

Si le chanteur déclarait dans son autobiographie avoir une « sensibilité de droite », il avait également dîné avec François Hollande en janvier 2012 et s’était produit à la Fête de l’Huma en 1985. 

En 2013, il s’était même dit « déçu » de Nicolas Sarkozy, qui était pourtant parvenu à le faire adhérer à l’UMP et l’avait fait asseoir au premier rang de l’un de ses meetings en 2007.