la Belgique

Parc Maximilien:un accord interprété différemment par les bourgmestres et le secrétaire d’Etat

Depuis de nombreuses semaines des centaines de migrants dorment à nouveau dans le parc Maximilien à Bruxelles, dans des conditions extrêmement précaires. Les ONG demandent aux autorités belges de créer un centre d’accueil et d’orientation pour les migrants en transit. Hier soir, les bourgmestres de Bruxelles et Schaerbeek se sont réunis avec Theo Francken pour avancer sur ce sujet. Un accord semble intervenu, mais son interprétation semble à géométrie variable.

On peut se demander si Philippe Close, le bourgmestre de Bruxelles, Bernard Clerfayt, le bourgmestre de Schaerbeek et le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration ont bien assisté à la même réunion.

Accord de principe pur l’un…

Pour Bernard Clerfayt, on est arrivé à un accord de principe pour la création d’un centre de pré-accueil temporaire. Celui-ci s’installera dans un périmètre de 500m autour de l’Office des Étrangers et les migrants pourront y bénéficier d’un soutien juridique dans leur propre langue.

Simple réunion pour l’autre

Tout autre son de cloche, chez Theo Francken qui ne veut pas d’un centre d’accueil. Son cabinet évoque une réunion constructive, mais on dément avoir trouvé un accord. L’équipe du secrétaire d’Etat estime que les migrants présents au parc Maximilien ne font que passer en attendant de rejoindre l’Angleterre. Ils seront accueillis s’ils déposent d’une demande d’asile en Belgique, et c’est tout.

Le secrétaire d’État à l’asile et à la migration veut mettre la priorité sur les efforts diplomatiques avec les pays d’origine pour qu’ils reprennent leurs ressortissants en séjour illégal ainsi que sur les possibilités de retour volontaire.