la Belgique

Peut-être un sursis pour la Maison des Maths

Il y a un peu plus d’un mois, l’Institut Jules Destrée attribuait le prix du Wallon de l’année à Emmanuël Houdart, professeur de mathématiques et fondateur de la Maison des Maths.

A l’époque, il s’agissait d’attirer l’attention sur une initiative intéressante mais dont l’équilibre financier était précaire parce que la Fédération Wallonie-Bruxelles voulait retirer ses billes. A cette occasion, plusieurs ministres wallons avaient toutefois assuré Emmanuël Houdart de leur soutien. Aujourd’hui, ces engagements sont mis à l’épreuve puisque la maison des Maths annonce la fin de ses activités ce lundi.

Manque de sous

Emmanuël Houdart explique qu’il n’a pas pu convaincre la Fédération Wallonie-Bruxelles de poursuivre son soutien financier… quand bien même des milliers de visiteurs se pressent à Quaregnon. La Maison des Maths, de l’avis général, fait pourtant œuvre utile en montrant la face séduisante d’un univers mathématique a priori peu attractif pour le jeune public.

Promesses…

Le 1er mars dernier pourtant, alors qu’Emmanuël Houdart recevait son prix, plusieurs ministres se pressaient lors de la cérémonie. A cette occasion, le Gouvernement, apparemment convaincu par l’utilité de son initiative, lui promettait un subside annuel de 240.000 euros, voire même des fonds pour lancer un deuxième outil, une Maison des Maths Mobile!

… et tergiversations

Toutefois, à l’heure d’assumer ses engagements, l’enthousiasme du Gouvernement wallon est retombé. Le subside annoncé n’a jusqu’ici pas été libéré. Il n’a pas quitté la trésorerie wallonne, explique Pierre-Yves Jeholet, parce que le ministre veut d’abord être sûr que l’institution a une gouvernance irréprochable. Et aujourd’hui, il n’en n’est pas certain. Rien d’insurmontable pour autant, nuance-t-il.

Et ce lundi alors?
 

Le ministre wallon cherche une solution « avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (NDLR: qui vient pourtant de quitter le navire) et avec l’appui du privé ».
La Maison des Maths n’est donc pas encore définitivement condamnée. Sa vie ne tient, il est vrai, qu’à un fil. Il faudra bien, à défaut de mieux, qu’Emmanuël Houdart s’y accroche encore un peu.

 

Reportage dans notre journal télévisé de la mi-journée