Politique

Pour Macron, Paris et Washington sont en phase sur la fin de l’engagement militaire en Syrie

 

Donald Trump et Emmanuel Macron, durant leur conférence de presse le 13 juillet 2017. –
BFMTV

Le président français a affirmé dimanche avoir convaincu son homologue américain qu’il fallait « rester dans la durée » en Syrie.

La France et les Etats-Unis sont en phase sur le fait que leur engagement militaire en Syrie « se terminera le jour où la guerre contre Daesh sera parachevée », a estimé lundi Emmanuel Macron. « Nous avons un objectif militaire et un seul: la guerre contre Isis » (acronyme anglais du groupe Etat islamique ou Daesh), a déclaré le président français à l’issue d’un entretien avec la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern à l’Elysée.

« La Maison Blanche a raison de rappeler que l’engagement militaire est contre Daesh et se terminera le jour où la guerre contre Daesh sera parachevée. La France a la même position », a précisé Emmanuel Macron. « Je n’ai indiqué aucun changement hier », a-t-il insisté.

Au cours de l’entretien télévisé diffusé dimanche sur BFMTV, RMC et Mediapart, il avait affirmé que la France avait « convaincu » le président américain « qu’il fallait rester dans la durée » en Syrie.

« Responsabilité dans la durée »

Quelques heures plus tard, la Maison Blanche a indiqué que la mission des forces américaines déployées en Syrie n’avait « pas changé » et que le président Donald Trump voulait qu’elles rentrent aux Etats-Unis « dès que possible ».

Les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni ont mené ensemble des frappes dans la nuit de vendredi à samedi contre des installations de production et de stockage d’armes chimiques du régime de Bachar al-Assad.

« J’ai raison de dire que les Etats-Unis, parce qu’ils ont décidé avec nous cette intervention, ont pleinement réalisé que notre responsabilité allait au-delà de la lutte contre Daesh et que c’était une responsabilité aussi humanitaire sur le terrain et une responsabilité dans la durée pour construire la paix », a ajouté Emmanuel Macron lundi.

Emeline Gaube