Economie

Près d’une famille monoparentale sur deux est en situation de pauvreté en Wallonie

Au sud du pays, 46% des familles monoparentales vivent avec des revenus inférieurs au seuil de pauvreté, relève jeudi l’Institut wallon d’évaluation, de la prospective et de la statistique (Iweps), à une semaine de la Journée mondiale de lutte contre la pauvreté. « Le taux de pauvreté des familles monoparentales est non seulement très élevé en soi, mais il s’élève à près de deux fois celui de l’ensemble des ménages wallons. »

Le seuil de pauvreté varie en fonction de la composition du ménage, passant par exemple de 1.449 euros par mois pour un adulte et un enfant de moins de 14 ans, à 2.118 euros pour un adulte et trois enfants.

Cette pauvreté des familles monoparentales est également perceptible dans leurs conditions de vie. En effet, 69% d’entre elles ne disposent pas d’épargne suffisante pour faire face à une dépense imprévue de l’ordre de 1.000 euros. Trois familles monoparentales wallonnes sur cinq ne peuvent pas non plus se permettre de partir une semaine en vacances, même en Belgique. Plus d’une sur cinq fait face à des arriérés de paiement, et un peu moins de 20% d’entre elles ne peuvent chauffer correctement leur logement ou manger un repas protéiné tous les deux jours.

La pauvreté de ces familles est la corrélation de deux éléments: le « coût » engendré par les enfants – éducation, habillement, logement, …- et le fait de n’avoir qu’un revenu pour subsister.