la Belgique

Procédure d’admission post-bac: la ministre regrette un « énorme gâchis »

 

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation –
STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Alors qu’elle lance ce lundi une vaste concertation sur la réforme de l’entrée dans l’enseignement supérieure, la ministre Frédérique Vidal a déploré la « situation injuste » des 87.000 bacheliers qui attendent toujours une affectation pour leur première année à l’université.

La plateforme informatique d’admission post-bac (APB) est un « énorme gâchis », a jugé lundi la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, en référence aux quelque 87.000 bacheliers toujours en attente d’une place à l’université.

Il n’est « absolument pas normal » que l’orientation de lycéens dépende d’un système informatique, a-t-elle déclaré sur France Inter, en dénonçant une « situation injuste et qui n’a aucun sens ».

La ministre s’est engagée à « trouver rapidement des solutions pour la rentrée 2018 ». « L’objectif que je me suis fixé et que nous nous sommes fixés collectivement » est que tous les bacheliers qui le souhaitent trouvent une affectation en université, a-t-elle affirmé.

« Nous entrons dans la troisième phase et à partir du 18 juillet, le système va changer. Il reste 200.000 places disponibles dans l’enseignement supérieur et cette fois-ci les étudiants vont avoir à se positionner sur des places dont on sait qu’elles sont libres », a-t-elle ajouté.

L’instauration de pré-requis en discussion

Une concertation avec les acteurs de l’enseignement supérieur débute lundi après-midi pour discuter de la mise en place de « prérequis » avant l’entrée à la fac afin de réduire le taux d’échec en licence, via notamment une meilleure orientation des jeunes, et de supprimer le tirage au sort dès la rentrée 2018.
    
Les universités françaises doivent accueillir chaque année quelque 40.000 étudiants supplémentaires, une hausse démographique observée depuis deux ans et qui devrait perdurer jusqu’en 2022. S’ajoutent aux néo-bacheliers les étudiants en réorientation, traités cette année sur un pied d’égalité par rapport aux jeunes ayant obtenu leur bac en 2017.

Cette année, « c’est 150.000 étudiants supplémentaires qui ont été mis dans le système APB », ce qui a « encore amplifié le gâchis » d’APB, a conclu la ministre.