la Belgique

Rien n’a (encore) changé pour les migrants du parc Maximilien, au grand dam des bénévoles, épuisés

S’ils ne font plus la Une de l’actualité, la situation des migrants au parc Maximilien est toujours aussi précaire. Désormais, des citoyens se relaient pour les héberger chez eux le soir. Cela implique une logistique épuisante pour les bénévoles de la plateforme citoyenne.

Mais rien ne semble devoir changer, contrairement à ce que laissait entendre le Ministre-Président bruxellois il y a quelques semaines. Espoir déçu, donc, pour la plateforme citoyenne. Le projet de centre d’accueil pour migrants n’était toujours pas à l’ordre du jour du conseil des ministres bruxellois, ce jeudi.

« Le point n’a pas été abordé aujourd’hui, on a seulement reçu l’ensemble des données hier soir, tard dans la soirée, déclare Rudi Vervoort. Le point a donc été remis à la semaine prochaine (…) Rien ne bloque actuellement puisqu’on n’en a pas parlé », a finalement coupé court le Ministre-Président.

Pour les bénévoles qui se mobilisent au quotidien, c’est une déception

Après des mois de mobilisation, ils aspirent à passer le relais. « Il faut absolument pérenniser cette mobilisation citoyenne, la maintenir tant qu’on n’aura pas de réponse structurelle », explique Medhi Kassous.

Au fil des mois, les bénévoles de la plateforme citoyenne ont été rejoint par des ONG, comme MSF ou la Croix-Rouge. Mais pour assurer l’hébergement de nuit des migrants, c’est toujours la débrouille.

Une débrouille qui passe désormais par les réseaux sociaux. Adriana, met en relation les citoyens qui offrent un lit et les migrants qui en cherchent. « Toute la journée, on reçoit des appels, des messages… et on donne des renseignements. On fait une liste avec toutes les propositions reçues et, chaque soir, on est là pour essayer de faire en sorte que tout le monde trouve un hébergement. » Une coordination épuisante mais qu’Adriana ne veut pas lâcher.

150 migrants trouveraient chaque soir un lit grâce aux appels lancés sur les réseaux sociaux.