la Belgique

SOS Papa: « Priver abusivement un enfant d’un de ses parents est illégal »

L’association « SOS PAPA Belgique » s’est rendue devant le palais de Justice de Namur, ce mercredi matin. Une petite dizaine de pères, mais aussi quelques mères, se sont rassemblés devant le Tribunal de la Famille.

A l’occasion de la Saint-Nicolas, ils ont interpellé les magistrats sur l’impossibilité de certains parents de voir leur enfant. Selon l’association, cette privation d’enfant à la suite d’un divorce conflictuel toucherait principalement les hommes… environ 85% des hommes contre 15% de femmes, selon l’asbl.

Selon Vincenzo Semeraro, trésorier de l’asbl, les papas confrontés à cette situation ont de grandes difficultés pour voir leur enfant en période de fête ou à d’autres moments. « Le droit à l’hébergement est bafoué. La loi sur l’autorité parentale conjointe aussi », précise ce membre de l’association. « Au bout d’un moment, l’enfant est aliéné. Influencé par sa mère, il finit par dire qu’il ne veut plus voir son papa. Cette privation est préjudiciable à l’enfant et au parent privé de son enfant. C’est d’autant plus vrai que la justice prend souvent la défense de la mère à la suite d’un divorce conflictuel. Soit en prononçant un jugement défavorable au père. Soit en n’assurant pas la bonne exécution d’un jugement qui permettrait au père de voir ou d’héberger son enfant ».

Le modèle allemand    

Pour éviter que l’enfant soit privé d’un des parents, l’association propose à la Justice de calquer un système allemand appelé « modèle de Cochem », du nom d’une ville allemande où un juge applique une formule différente de chez nous. Pour pouvoir apaiser les conflits, le juge met en relation toutes les personnes concernées afin d’apaiser les tensions. Résultat: une relation plus sereine entre le père et la mère, mais aussi, des relations régulières et personnelles entre l’enfant et ses deux parents. « C’est tout profit pour l’enfant. Car il est important qu’il garde un contact avec ses deux parents », explique l’asbl.