la Belgique

Soupçons de harcèlement à l’école de Gesves: une plainte officielle déposée

La rumeur d’hier s’est transformée en plainte ce matin. Un ou une élève s’est rendue dans un commissariat de la région liégeoise pour déposer une plainte en bonne et due forme dans le dossier de harcèlement à l’école provinciale d’élevage et d’équitation de Gesves. Le procureur du roi de Namur qui, après avoir lu les soupçons de harcèlement dans la presse ce lundi, avait décidé d’ouvrir une information judiciaire est conforté dans son choix.

« La décision prise par le parquet a croisé la décision d’une des victimes d’aller déposer plainte, » explique Vincent Macq. « Aujourd’hui, l’enquête prend une vitesse nouvelle. »

La plainte porte sur des éléments de même nature que ceux décrits dans la presse, harcèlement et autres. Le procureur du roi ne désire pas en dire plus pour ne pas nuire à la suite de l’enquête.

« Le parquet va mener une enquête classique », précise encore Vincent Macq. « Notre mission maintenant: déterminer les victimes potentiels, les entendre. Tenter de savoir ce qu’elles ont précisément à reprocher aux enseignants, si ce sont bien eux qui sont visés. Si ces faits sont de nature pénale, on vérifiera si il y a des témoins. Nous entendrons aussi les personnes incriminées puis nous prendrons attitude. Tout cela mènera à une décision du parquet qui pourra aussi avertir les autorités provinciales pour que, elles aussi, puissent prendre des sanctions disciplinaires si les faits sont avérés. »

Le procureur du roi a pris contact avec l’autorité provincial lundi soir. La province s’est engagée à stopper son enquête administrative pour laisser la priorité à l’enquête pénale.