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Syrie: l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques va commencer à enquêter ce dimanche

 

La ville de Douma, dans la Ghouta orientale, où l’attaque chimique présumée se serait produite le 7 avril. –
AFP

Les enquêteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques doivent arriver ce dimanche dans l’ex-ville rebelle de Douma, près de Damas, pour enquêter sur l’attaque chimique présumée qui a déclenché des frappes occidentales contre le régime.

Une équipe internationale d’experts doit débuter dimanche son enquête sur le site de l’attaque chimique présumée en Syrie qui a provoqué des frappes américaines, françaises et britanniques d’une ampleur inédite contre le régime de Bachar al-Assad.

Une enquête après les frappes occidentales

La mission d’enquête de l‘Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), basée à La Haye, est arrivée à Damas samedi, en pleine poussée de tension entre les Occidentaux et le régime syrien allié à la Russie.

« Il est prévu qu’elle se dirige aujourd’hui (dimanche) à Douma pour entamer son travail », a annoncé le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Ayman Soussane. 

La ville de Douma, où se serait produite l’attaque aux gaz toxiques du 7 avril, est située dans la Ghouta orientale, une région aux portes de la capitale syrienne désormais « nettoyée » de tous ses rebelles, a annoncé l’armée syrienne samedi. 

 » Les résultats de l’enquête infirmeront les allégations mensongères »

« Nous laisserons l’équipe faire son travail de manière professionnelle, objective, impartiale et loin de toute pression. Les résultats de l’enquête infirmeront les allégations mensongères » contre Damas, a assuré le vice-ministre syrien.

Washington, Paris et Londres ont effectué des frappes ciblées samedi à l’aube contre des installations du régime en représailles à l’attaque chimique présumée à Douma. Le régime de Bachar al-Assad, soutenu par son indéfectible allié russe, a démenti toute implication dans l’attaque, dénonçant des « fabrications » rebelles.

Le 7 avril, les secouristes en zones rebelles, les Casques blancs, avaient alerté sur une attaque chimique ayant fait, selon eux, au moins 40 morts et plusieurs centaines de blessés. Les victimes présentaient des symptômes tels que des difficultés respiratoires, des brûlures de la cornée, de la mousse dans la bouche, ont-il souligné.