la Belgique

Transport scolaire: un couple regrette la décision « ridicule » des TEC

Le couple Leleu-Gilson habite rue de la Source à Froidmont, dans l’entité de Tournai. Denis Leleu et Muriel Gilson ont deux enfants. Gabriel a 8 ans et Camille en a 6. Tous les deux vont à l’école communale de leur village. L’établissement se trouve à moins d’un kilomètre de leur maison. La distance est d’environ 800 mètres. Dans ce cas, les TEC n’interviennent donc pas pour le ramassage scolaire. « Et nous le comprenons très bien », expliquent les parents.

Mais la donne a changé lors de cette rentrée scolaire. « Gabriel est en rémission depuis mars dernier après un cancer annoncé il y a 2 ans. Il était fatigué quand il rentrait de l’école en marchant et nous avons donc demandé une dérogation pour notre fils aux TEC et nous l’avons également demandée pour notre fille. Histoire de faire d’une pierre deux coups. Les TEC l’ont acceptée pour notre fils, par pour notre fille. Et nous avons demandé cette dérogation à trois reprises. »

Pour Denis Leleu, la situation en devient « ridicule ». « Notre fils monte dans le bus et mon épouse doit courir à pied derrière le bus avec ma fille pour l’amener à l’école. C’est la même chose pour le retour. Et notre fils arrivera devant la maison avant mon épouse et sa sœur, alors que nous habitons une route où il y a beaucoup de passage. C’est n’importe quoi, alors que cela pourrait être si simple. Nous avons déjà vécu une période difficile pendant près de 2 ans et maintenant ça… Cela n’a pas été facile pour notre fille non plus et maintenant là voilà exclue du bus. »

Et pourtant, il y a de la place dans ce bus. La famille Leleu-Gilson demande ainsi aux TEC de déroger à la règle.

Les TEC, la règle, mais pas d’exception

Mais du côté des TEC, on ne compte pas faire une exception à cette règle. « Nous essayons de mettre en place les moyens de transport scolaire pour les enfants qui en ont le plus besoin et ce sont souvent des enfants de l’enseignement spécialisé, d’enfants qui ont un handicap », souligne Stéphane Thiéry, porte-parole des TEC. « Les moyens sont limités et donc, appliquer la règle, c’est permettre à ces jeunes qui en ont le plus besoin d’avoir le droit au transport scolaire. »

Les parents de Gabriel et de Camille, là aussi, comprennent le message. Sauf que dans leur cas, le bus s’arrête déjà devant la maison pour prendre Gabriel et qu’il y a de la place dans le bus. Les TEC ne comptent toutefois pas déroger à la règle de crainte de devoir le faire pour d’autres.