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Trump prévient Pyongyang que les armes américaines sont chargées

Le président Donald Trump a rédigé vendredi un tweet dans lequel il assure que les armes américaines sont chargées et prêtes à être utilisées si Pyongyang se montre « imprudent ». Tous les regards sont tournés vers l’île de Guam, dans le Pacifique.

Le conflit verbal entre Washington et Pyongyang ne semble pas près de cesser. Donald Trump a assuré vendredi 11 août sur Twitter que les armes américaines étaient prêtes à l’emploi, menaçant la Corée du Nord d’engager des "solutions militaires" si elle poursuivait ses provocations.

Military solutions are now fully in place,locked and loaded,should North Korea act unwisely. Hopefully Kim Jong Un will find another path!

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) August 11, 2017

Le régime nord-coréen a de son côté accusé le président des États-Unis de conduire la péninsule coréenne au bord d’une guerre nucléaire.

Jeudi déjà, Donald Trump avait jugé que sa précédente mise en garde envers la Corée du Nord, à qui il avait promis deux jours plus tôt "le feu et la fureur" en cas d’agression, n’avait peut-être pas été "assez dure".

Son secrétaire à la Défense a ensuite atténué ces propos en affirmant que les États-Unis continuaient de privilégier une approche diplomatique face à la Corée du Nord. Une guerre serait "catastrophique", a dit James Mattis, tout en assurant que les États-Unis étaient "prêts" à riposter à tout acte hostile de Pyongyang, qui a présenté jeudi un plan détaillé de tirs de missiles vers Guam, un territoire américain du Pacifique.

Reporter asks Defense Sec. Mattis about "human toll" of possible nuclear confrontation. "It would be catastrophic." https://t.co/zZOhvmKxje pic.twitter.com/PeL2Zrx7vq

— ABC News (@ABC) 11 août 2017

Pékin et Moscou jouent les médiateurs

Malgré les condamnations internationales et des sanctions des Nations unies, la Corée du Nord a effectué cinq essais nucléaires depuis 2006, les derniers en 2016. La tension avec les États-Unis est brusquement montée depuis qu’elle a procédé en juillet à deux tirs d’essai de missiles balistiques intercontinentaux.

Face à cette escalade, la Chine et la Russie tentent d’intervenir pour apaiser la situation. Pékin a notamment fait comprendre qu’elle n’interviendrait pas pour soutenir la Corée du Nord si cette dernière prenait une initiative susceptible d’être considérée comme une agression par les États-Unis.

La Russie a quant à elle fait état d’un plan sino-russe de sortie de crise. Ce plan consisterait en un gel des essais de missiles de la Corée du Nord et en un arrêt des vastes manœuvres militaires conjointes des États-Unis et de la Corée du Sud.

Avec Reuters
 

Première publication : 11/08/2017