Politique

Un homme en garde à vue pour avoir importuné Valls dans un restaurant

 

Manuel Valls le 3 octobre 2017 à l’Assemblée nationale –
Christophe Archambault-AFP

Un homme âgé de 34 ans a été interpellé et placé en garde à vue vendredi soir pour avoir importuné Manuel Valls dans une brasserie parisienne haut de gamme proche de l’Assemblée nationale, rapporte Le Parisien.

Une pipe à crack retrouvée sur lui

L’individu, de nationalité portugaise, se serait installé jeudi après-midi en terrasse en face de la table de l’ancien Premier ministre devenu député de l’Essonne. Il aurait déclaré qu’il était fiché S, qu’il avait passé treize ans à la prison de Fleury-Mérogis et avait besoin d’aide pour récupérer sa fille, placée en famille d’accueil.

Les employés du restaurant, le Bourbon, ont alors alerté les forces de l’ordre. L’homme a été interpellé sans résistance. Il détenait une pipe à crack et a confié l’utiliser « fréquemment ». L’individu a dans un premier temps été placé en psychiatrie. Lors de son audition, il a déclaré qu’il voulait « rencontrer et discuter » avec Manuel Valls.

« Cet homme était dans un état épouvantable »

L’ancien chef de gouvernement socialiste a dédramatisé l’incident qui a eu lieu dans le restaurant parisien. « Cet homme était dans un état épouvantable », a déclaré l’élu selon le quotidien. « C’est mon garde du corps qui l’a fait partir. Il n’y a pas eu de menaces directes. Mais ses propos et ses menaces concernant la Tour Eiffel et des parlementaires, dans le contexte actuel, ont été prises au sérieux ».

Ce n’est pas la première fois que l’ancien Premier ministre est pris pour cible. Un détenu du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, près d’Alençon, a écopé jeudi de deux ans de prison pour avoir menacé de mort l’année dernière François Hollande et Manuel Valls, toujours selon Le Parisien.

Giflé et enfariné

Début 2017, un jeune homme de 19 ans avait été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir giflé Manuel Valls lors d’un déplacement à Lamballe, en Bretagne. L’individu avait été rapidement plaqué au sol par le service d’ordre.

Quelques semaines plus tôt, l’ex-locataire de Matignon avait déjà connu des déboires lors de sa campagne pour la primaire de la gauche. En déplacement à Strasbourg, le candidat malheureux avait été enfariné. Au moment des faits, son agresseur avait crié « 49.3, on n’oublie pas. On ne pardonne pas », en référence à l’article 49.3 de la Constitution, qui permet au Premier ministre d’engager sa responsabilité devant l’Assemblée nationale sur un texte de loi, et employé par Manuel Valls à six reprises.