la Belgique

Une « rafle » de 250 migrants programmée jeudi prochain : le président de la LDH écrit aux autorités

Alexis Deswaef, le président de la Ligue des Droits de l’Homme et avocat, a reçu dernièrement un appel anonyme. Son interlocuteur se pose en lanceur d’alerte. Il affirme connaître les plannings des opérations de police visant les migrants installés au parc Maximilien, dans la gare du Nord et leurs abords. Et l’informateur anonyme annonce une vaste rafle sur l’ensemble du territoire de la Région bruxelloise pour jeudi prochain, 21 septembre. Les policiers auraient reçu comme instruction d’arrêter 250 personnes.

Pour empêcher cette action qu’il estime illégale, le président de la LDH a décidé d’écrire au Procureur du Roi et au Procureur général de Bruxelles. « Le caractère planifié, collectif, avec un quota préétabli de personnes migrantes à arrêter, c’est illégal. C’est contraire à différents principes relevant des droits humains : non respect du principe de proportionnalité, de non-discrimination… », explique Alexis Deswaef, pour ce qui ce type d’opération est « du jamais vu ».

Des instructions venues d’en haut?

Pour Alexis Deswaef, il s’agit clairement « d’instructions venues du sommet de la hiérarchie ministérielle de fixer un quota d’arrestations pour envoyer au migrants le signal de ne surtout pas rester à Bruxelles mais de plutôt retourner à Calais ou dans les pays voisins. Ce sont des pratiques qui n’ont pas leur place dans un pays démocratique et dans un état de droit », conclut le président de la Ligue des Droits de l’Homme.

—> Lire la lettre de la LDH