Economie

Venezuela: le président Maduro fait tout pour éviter le défaut de paiement

Le Venezuela est un pays qui est en pleine débâcle économique, essentiellement à cause de la chute des prix du pétrole, et aujourd’hui il négocie avec ses créanciers pour éviter le défaut de paiement.

Plusieurs centaines de créanciers internationaux ont participé lundi à une réunion à Caracas, la capitale, pour discuter de la dette du Venezuela et aussi de sa compagnie pétrolière, PDVSA. La réunion a été bouclée en moins d’une demi-heure: pas d’accord avec les créanciers, juste la promesse de se revoir. Mais pour le gouvernement du Venezuela c’est « un succès retentissant ». Pour éviter le défaut de paiement, le Venezuela souhaite restructurer la totalité de sa dette extérieure, 150 milliards de dollars. Car avec des réserves en devise de l’ordre de 10 milliards de dollars à peine, le pays est au bord du défaut de paiement.

Comment restructurer la dette ?

Comment restructurer sa dette ? Il y a plusieurs possibilités. Le Venezuela pourrait par exemple proposer d’allonger la durée de sa dette actuelle, diminuer les intérêts qu’elle paie pour ses dettes. Le Venezuela pourrait demander aussi aux créanciers de renoncer à une partie de leurs créances. Pour le président du Venezuela, Nicolás Maduro, il n’est en tout cas pas question pour le pays de faire défaut. Et d’ailleurs, dit-il, les négociations avec la Russie et la Chine se passent bien. « Je peux annoncer ici que nos engagements internationaux avec la République Populaire de Chine fonctionnent parfaitement et que ça va continuer. Je peux annoncer aussi que nous sommes arrivés à un accord de renégociation et de refinancement avec la Fédération de Russie, et que cette semaine, nous signerons à Moscou le document de refinancement de toute notre dette vis-à-vis de la Russie » a déclaré Nicolás Maduro.

Le Venezuela doit environ 28 milliards de dollars à la Chine et 8 milliards à la Russie, ce sont donc deux très gros créanciers.

Une restructuration de dette publique, c’est un risque pour les investisseurs. Et ce risque est d’autant plus assumé que, en l’espèce, pour beaucoup de fonds d’investissement, la dette du Venezuela a été un pari particulièrement rentable. Un gestionnaire français interrogé par Les Échos explique que son investissement dans la dette du Venezuela a rapporté entre 20 et 25 % de rendements annuels au cours des 2 dernières années.