la Belgique

Y a-t-il un malaise au sein du cdH? « L’enjeu est de se tourner vers l’avenir »

Peut-on parler de malaise ou de fronde au cdH ? Dans le journal Le Soir de ce vendredi, plusieurs membres du parti sortent du bois. Après avoir longtemps évoqué de manière anonyme les doutes qui traversent le cdH depuis la tentative de Benoit Lutgen de renverser les majorités en Wallonie et à Bruxelles, des députés ne cachent plus leurs interrogations.

Le député wallon Benoit Drèze est de ceux-là. « J’aimerais qu’on puisse prendre le temps d’une réflexion posée sur l’évaluation de la situation politique, sur ce que nous souhaitons pour l’avenir et, de manière plus générale, sur comment mener une vie politique dans les prochains mois et les prochaines années », détaille-t-il au micro de la RTBF.

Les derniers mois ont été agités pour le cdH. Surtout depuis le 19 juin dernier, date à laquelle Benoit Lutgen a annoncé sa décision de ne plus gouverner avec le PS. La stratégie s’est révélée payante en Wallonie. Mais pas à Bruxelles et en Fédération Wallonie-Bruxelles. Dans la foulée, le parti a récolté de mauvais résultats dans les sondages d’opinions.

« Ouvrir les portes du parti »

« Nous sommes directement interpellés par des sympathisants et par des citoyens, confirme Catherine Fonck, députée fédérale cdH. Je pense que c’est une réalité qu’il faut pouvoir entendre. J’ai vraiment envie qu’on puisse ouvrir les portes du parti et au niveau de la politique pour qu’on puisse associer les sympathisants et les citoyens à des réflexions sur nos valeurs et nos projets. »

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Au sein du cdH, la prudence règne. Pas question d’ailleurs pour Benoit Drèze de contester les choix du président de parti. « Nous avons porté ensemble la décision du 19 juin, nous en assumons ensemble les conséquences positives ou interrogatives », confirme-t-il.

Quant à Catherine Fonck, elle estime que « l’enjeu est de se tourner vers l’avenir. Nous devons rester nous-même ».

Benoit Lugten ne veut pas s’exprimer sur le sujet. Mais il rappelle que le cdH tiendra en décembre un congrès où toutes les voix pourront se faire entendre.