la Belgique

Agressions dans une école de Woluwé-Saint-Lambert: le personnel demande des renforts

Le personnel des établissements scolaires des Frères de charité en a assez. Professeurs et éducateurs font l’objet de plus en plus d’agressions de la part des élèves. 

Les Frères de charité possèdent plusieurs implantations en Flandre, ainsi qu’à Woluwé-Saint-Lambert où se trouve l’Institut royal qui compte une école, un internat et 230 élèves. Il accueille des élèves des maternelles aux secondaires avec des troubles du comportement, des autistes… 

Et ce n’est pas facile tous les jours pour le personnel. « C’est de la violence verbale et physique. Ce sont des insultes, des coups de pied, des chaises qui volent… Je pense que nous avons tout de même un ange gardien parce que nous n’avons jamais eu d’accident grave », glisse Riet Henneco, éducatrice à l’Institut royal de Woluwé-Saint-Lambert et déléguée du syndicat flamand ACV. Syndicat qui a mené une action ce lundi devant l’école. 

Les agressions à répétition poussent certains professeurs et éducateurs au burn-out. « L’agression, ça nous touche. Ça nous épuise. Des travailleurs rentrent chez eux en pleurant… Nous aimons tous notre travail. Nous aimons tous ces enfants, ces jeunes, mais parfois, nous sommes impuissants. » 

« Nous avons au sein de l’Institut une équipe qui aide les membres du personnel qui ont été agressés, pour essayer qu’elles retrouvent un certain équilibre, mais parfois, ce n’est pas suffisant », ajoute Piet Ketele, directeur de l’Institut royal de Woluwé-Saint-Lambert.

Professeurs et éducateurs n’en veulent pas aux enfants. Ils estiment plutôt qu’il s’agit d’un problème de manque de personnel. « Le problème, ce n’est pas la complexité des enfants, mais c’est le manque de personnel pour gérer un groupe d’enfants avec plusieurs complexités et pour intervenir quand il y a une agression, mais aussi pour agir préventivement », souligne Piet Ketele. « Quand nous avons un groupe de neuf enfants, et qu’un enfant a une crise, il faut gérer cet enfant, mais aussi les huit autres. »

Les travailleurs demandent donc des renforts auprès des ministres flamands de tutelle, Jo Vandeurzen (CD&V) et Hilde Crevits (CD&V). Ils espèrent une réponse favorable des ministres. Sinon, ils partiront cette fois en grève le 7 mai prochain.