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Attentat de Londres: la police poursuit sa traque

 

La sécurité a été renforcée à Londres –
AFP

Après l’arrestation d’un suspect âgé de 18 ans, la police britannique poursuit sa traque d’autres responsables potentiels de l’attentat à la bombe commis vendredi dans le métro londonien et revendiqué par Daesh. 

L’arrestation du jeune homme, qualifiée de « très importante » par la police, est intervenue tôt samedi dans la zone de départ du port de Douvres, un point de transit vers l’autre rive de la Manche. Pour le moment, la police se concentre sur la personnalité du suspect, qui a été transféré à Londres pour être interrogé. 

« Trop tôt » pour dire s’il était connu des forces de l’ordre 

Dans un message télévisé diffusé à l’issue d’une réunion d’urgence du gouvernement, la ministre de l’Intérieur, Amber Rudd, a souligné samedi qu’il était « beaucoup trop tôt » pour dire s’il était connu des forces de l’ordre, comme l’avait affirmé la veille Donald Trump sur Twitter. Ces propos du président américain avaient fâché la première ministre Theresa May. 

Une perquisition a été menée en parallèle samedi dans une maison à Sunbury-on-Thames, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Londres, entraînant l’évacuation de tout le quartier. « Les activités de police vont continuer dans la zone, mais il n’y a aucun risque de sécurité lié à cela », avait indiqué la police sur Twitter. 

1.000 policiers redéployés à travers le pays

Craignant une autre attaque « imminente », le centre britannique d’analyse du terrorisme a maintenu samedi à « critique » le niveau d’alerte terroriste, relevé la veille à ce maximum pour la deuxième fois en quelques mois. Dans la capitale et dans le reste du pays, des patrouilles devraient être visibles tout le weekend. Au total, ce sont près de 1.000 policiers qui ont été redéployés à travers le pays. Des militaires ont été affectés depuis samedi sur des sites stratégiques comme des centrales nucléaires ou des infrastructures clés, selon le ministère de la Défense interrogé par l’AFP. 

Sécurité renforcée

Cette présence des forces de l’ordre a été remarquée par les Londoniens, mais pas forcément plébiscitée. 

« C’est très compliqué d’arrêter les terroristes, ce sont plutôt les services de renseignements que les policiers dans la rue qui sont à même de le faire de mon point de vue », explique un habitant de la capitale britannique à BFMTV. 

A contrario, pour les Français, habitués à la présence des forces sentinelles, le dispositif britannique est minimal. « On se sent pas forcément plus en sécurité parce qu’on ne voit pas tant de policiers que ça » confie une ressortissante à BFMTV. « Je suis un peu étonné (du peu de sécurité) », renchérit un deuxième. 

Les restes de la bombe examinés

L’attentat -le cinquième en six mois au Royaume-Uni- est survenu dans une rame en pleine heure de pointe, vendredi vers 08h20 (07h20 GMT), dans la station de Parsons Green, située dans un quartier aisé du sud-ouest de Londres. Qualifié de « terroriste » par la police et commis au moyen d’un engin explosif artisanal qui a fait 30 blessés, il a été revendiqué par Daesh

Les restes de la bombe qui a explosé dans le métro sont examinés par des scientifiques, selon la police. Interrogée par l’AFP, celle-ci n’a pas souhaité commenter des informations de médias britanniques selon lesquelles le retardateur de la bombe n’avait pas fonctionné et l’engin contenait des clous et du TATP, un explosif prisé des jihadistes. 
    
Le Royaume-Uni a été frappé ces derniers mois par une vague d’attaques qui ont fait 35 morts, dans un contexte de multiplication des attentats jihadistes en Europe. Le gouvernement britannique a dit dimanche vouloir conclure avec l’Union européenne un nouveau traité de sécurité, qui permettrait de poursuivre la coopération en matière de lutte contre le crime et le terrorisme après le Brexit.