la Belgique

En Région bruxelloise, ça peut coûter cher de se garer devant chez soi

Pour avoir garé son véhicule à une dizaine de mètres de sa porte d’entrée, Pierre a eu la désagréable surprise de recevoir une redevance de stationnement. C’est que Pierre habite Molenbeek, au boulevard Mettewie, et qu’il avait laissé sa voiture rue de la Pastorale puisque sa résidence se situe à l’angle des deux voiries. Mais voilà, la rue de la Pastorale est une rue partagée entre la commune de Molenbeek et celle d’Anderlecht. Les deux administrations ont donc conclu ce que l’on appelle un accord de réciprocité, soit un arrangement en vue de modifier les règles de stationnement. Cette rue, ainsi qu’un vaste quartier environnant, fait partie d’une zone de tolérance. Tout qui réside dans cette zone peut s’y garer, quelle que soit la commune où il réside. Malheureusement pour Pierre, même si la porte d’entrée de son immeuble est orientée vers la rue de la Pastorale, il est officiellement domicilié au boulevard Mettewie et ne peut donc prétendre à un stationnement dans la zone de tolérance.

Des situations ubuesques

Conscients du problème, les autorités communales des deux communes concernées ont décidé d’étendre cette zone à l’immeuble de Pierre. Mais les accords de réciprocités doivent passer par le collège des échevins puis le conseil communal de chaque administration, ce qui prend un peu de temps. A noter qu’il n’existe pas de règles communes pour définir ces accords de réciprocité. A chaque situation sa solution. Parfois, une longue chaussée est découpée en morceaux. Parfois, le trottoir de gauche dépend d’une commune alors que celui de droite dépend d’une autre et il convient donc de bien choisir son côté afin de stationner. Un horodateur situé de l’autre côté de la voirie dépend peut-être d’une autre commune, ce qui invalide le ticket que vous déposerez derrière votre pare-brise. C’est pourquoi il faut toujours privilégier la machine située du côté de la chaussée où vous avez stationné votre véhicule. A bon entendeur …