la Belgique

La police de Seraing-Neupré s’engage dans un audit de gestion des risques, une première en Belgique

La police de Seraing-Neupré innove. Elle est la première police locale à s’engager dans un audit de gestion des risques et de détermination des procédures. Après la présentation de la démarche aux organisations syndicales, l’adoption d’un budget au conseil de police et l’approbation par la tutelle, le marché public a été initié en 2016. Il a été attribué en juin dernier à la société PricewaterhouseCoopers qui a entamé en septembre son analyse de la structure et du fonctionnement de la zone de police. Cette première phase doit s’achever à la fin de cette année. L’ensemble du travail est prévu pour une durée de 5 ans.

Nous avons demandé à Alain Mathot, le président de la zone de police Seraing-Neupré, quels sont les objectifs poursuivis: « L’objectif, il y en a vraiment deux qui sont essentiels » explique-t-il. « La police a changé avec des rôles beaucoup plus précis, beaucoup plus spécifiques. Et donc c’est de voir si les policiers sont bien en adéquation avec ce qu’ils ressentent, avec leurs qualités, et demain, d’améliorer la situation pour eux, c’est-à-dire qu’ils se retrouvent dans un rôle qui leur convient peut-être mieux. Et la deuxième chose, c’est une analyse des risques, c’est-à-dire diminuer les risques. Dans certaines zones, on n’a pas de vols de métaux par exemple. Ici, ça existe, avec des interventions parfois nécessaires sur des sites sidérurgiques, des sites dangereux. Il faut donc pouvoir codifier et dire aux policiers, voilà, quand vous êtes face à cette situation-là, voilà comment vous devez réagir de telle manière à diminuer le risque. A partir du moment où on a des policiers qui sont bien dans leur peau et des gens qui travaillent pour le public qui sont bien, forcément, on améliore le service. En codifiant l’ensemble, on peut aussi rendre compte à la population de ce à quoi sert l’argent qu’on donne en taxes au niveau de la police. Troisièmement, quand on diminue les risques pour les policiers, on diminue les risques pour la population de manière globale ».