Politique

La présidence bulgare de l’EU veut « normaliser » les relations avec la Turquie

La présidence bulgare de l’UE a affiché vendredi sa volonté de « normaliser » les relations de l’Europe avec la Turquie voisine, mais « sans dissimuler les problèmes ».

« Nous devons normaliser les relations avec la Turquie », a estimé le Premier ministre bulgare Boïko Borissov, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, marquant le lancement officiel de la présidence bulgare.

M. Borissov a de nouveau salué l’accord migratoire conclu en mars 2016 entre la Turquie et l’UE, « très important pour l’Europe » et qui a fait « fortement baisser » les flux migratoires.

La Bulgarie partage 259 km de frontière terrestre avec la Turquie et abrite une minorité de 700.000 Turcs, dont l’origine remonte à l’empire ottoman.

Ankara frappe avec insistance à la porte de l’UE depuis des décennies et se dit « fatiguée » d’attendre, mais les relations se sont fortement dégradées, en particulier depuis le coup d’Etat manqué de juillet 2016 en Turquie.

Des positions diverses

De son côté, M. Juncker a répété que la Turquie s’éloignait d’elle-même « à grand pas » de l’Europe avec la répression qui a suivi le putsch avorté.

« Nous verrons quels seront les progrès, mais il n’y aura aucun progrès tant qu’il y aura des journalistes dans les prisons turques », a-t-il asséné.

« Nous pensons que la Turquie est un important partenaire de l’Europe sur de nombreux sujets comme les réfugiés, le terrorisme, l’économie, l’énergie », a de son côté plaidé la ministre des Affaires étrangères Ekaterina Zaharieva devant des journalistes, un peu plus tôt dans la journée.