la Belgique

Maxime Prévot (cdH): « Le redressement de la Wallonie ne doit pas à être pendu au fil des débats internes du PS »

Maxime Prévot, le vice-président du gouvernement wallon et ministre wallon des travaux publics, a réagi à l’appel de son parti, le cdH, à mettre en place de nouvelles majorités afin d’évincer le PS.

Pour Maxime Prévot, pas question d’affirmer que le cdH quitte la majorité wallonne. « Nous ne quittons pas la majorité wallonne, affirme le bourgmestre de Namur. Nous souhaitons poursuivre la politique de redressement de la Wallonie mais nous souhaitons le faire avec d’autres partenaires. Après 30 ans de dominance socialiste avec la succession des scandales que nous connaissons et qui font que le partenaire est empêtré dans ces affaires qui lui pompent beaucoup d’énergie au détriment des importantes et indispensables réformes que nous devons porter pour le bien-être des wallons et des bruxellois ». Dès lors, Maxime Prévot et son parti lancent un « appel à la main tendue vers le MR, vers Défi, vers Ecolo pour constituer des majorités alternatives et plus volontaristes ».

Cette décision du cdH intervient dans la foulée du dernier scandale en date dans lequel le PS est englué, celui du Samusocial de Bruxelles. Celui-ci ne concerne que le PS mais d’autres affaires ont éclaté ces derniers temps, comme Publifin ou le Kazakhgate, et d’autres partis, comme le MR, sont concernés par celles-ci. Pourtant, le cdH n’envisage pas d’arrêter de gouverner avec le MR. Pour Maxime Prévot, la part de responsabilité n’est pas la même: « Après 30 ans de présence ininterrompue au pouvoir, il (ndlr: le PS) a une responsabilité écrasante dans la succession des scandales et des affaires que nous connaissons et qui le concernent en premier chef ». « Aujourd’hui, on sent que cela devient de plus en plus compliqué, ajoute Maxime Prévot. Il y a aussi une radicalisation très forte du partenaire socialiste qui sent le souffle du PTB dans le dos ».

« Le redressement de la Wallonie ne doit pas à chaque fois être pendu au fil des débats internes qui alimentent le PS, tout ça parce qu’ils sont dans des chamailleries, parce que les scandales se succèdent et parce qu’ils sont englués dans des difficultés », conclut-il.