la Belgique

Mons: Antoine Rousman, le Tonton Lego de Saint-Nicolas

Antoine Rousman a 26 ans et cela ne le dérangerait pas une seule seconde de recevoir encore aujourd’hui des boîtes de Lego pour la Saint-Nicolas.

Dans le garage de sa maison, à Mons, les voitures ont fait place à des millions de briques de Lego. Certaines se trouvent dans des boîtes pour des constructions futures, d’autres réalisations trônent sur les étagères : des maisons et des commerces formant une ville, un carrousel et une grande roue qui peuvent tourner, des trains, un Mario géant… Bref, un univers qui émerveille les enfants, et pas seulement.

Un retour en enfance



Dans les bâtiments de la mini-ville, et notamment au cinéma, cela vit. – © Laurent Dupuis

« Là par exemple, vous avec un restaurant, un magasin d’articles de pêche, un cinéma », lance le collectionneur avant d’ouvrir la toiture du cinéma de sa mini-ville. On y trouve une salle de cinéma, un écran, des spectateurs… 

« J’ai toujours reçu des Lego quand j’étais petit », glisse Antoine. « Je jouais avec mon frère et ma sœur. Puis voilà, quand je suis arrivé en secondaire, je suis passé à autre chose. Mais j’aime bien chiner et il y a 5 ans environ, je suis tombé sur un train en Lego à une brocante. J’ai hésité, je me suis dit tout d’abord : « Antoine, à ton âge, tu ne peux quand même pas acheter ça ». Et finalement, je me suis dit que je pouvais me faire plaisir. Je suis rentré chez moi et j’ai construit le train. »

Cinq ans plus tard, la garage de la maison d’Antoine et de son épouse abritent un joyeux univers en miniature.

Avec ses millions de briques, ses figurines et ses boîtes, Antoine a un peu l’impression de retourner en enfance. Mais pas seulement. « Cela permet aussi de faire des activités entre amis, en famille. Je suis devenu Tonton Lego. Avec moi, les enfants savent ce que Saint-Nicolas leur apportera », lâche-t-il en souriant.

Faire vivre la collection



Le carrousel peut tourner grâce à un mécanisme. – © Laurent Dupuis

« C’est également important pour développer son imagination, son esprit créatif. J’aime encore apporter ma touche personnelle et je fais vivre les constructions. Les personnages sont en mouvement, j’ajoute aussi un système pour faire tourner le carrousel et la grande roue », poursuit Antoine tout en montrant qu’il peut éteindre et allumer les lampes du magasin de pêche grâce à un montage électrique qu’il a réalisé. « Alors, quand ma tante me dit que son fils a démonté le vaisseau Star Wars, je lui réponds que ce n’est pas grave. Qu’il va reconstruire et créer autre chose. Peut-être en mieux même. Et puis, personnellement, cela me détend aussi. Ça me permet de faire le vide, de penser à autre chose. »

Membre de l’association BeLUG, Antoine a par ailleurs une idée en tête. Celle de créer avec des amis un réseau ferroviaire où le train traverserait les saisons, de l’hiver en montagne à l’été à la plage. Le collectionneur montois aimerait aussi partager sa passion.

Ce qu’Antoine Rousman souhaite avant tout, c’est partager sa passion et faire vivre sa collection, à des expositions ou chez lui. « Je tiens un petit commerce à l’avant et quand je m’occupe des parents et que je vois que les enfants s’impatientent, je tire le rideau entre le bureau et le garage et je leur montre les constructions en Lego. Ils adorent et c’est très bien ainsi. C’est une collection qui doit vivre. »