la Belgique

Namur est passée sous les 10 pour cent de logements sociaux: une perte de 900.000 euros

C’est une mauvaise nouvelle pour les finances communales namuroises. Depuis 2014, la ville est tombée sous les dix pour cent de logements sociaux imposés par la Région wallonne. La ville reçoit donc moins de subsides, une pénalité qui s’élève à 300.000 € par an. Au total, Namur a donc perdu jusqu’à présent 900.000 euros.

Cela n’est pas près de s’arrêter

Maxime Prévot, le bourgmestre de Namur, l’a annoncé lors de l’inauguration de cinq nouveaux appartements sociaux dans le centre-ville. Il explique les raisons de cette baisse. « Nous étions au-dessus de la barre des dix pour cent, et maintenant nous sommes vers neuf pour cent. Non pas parce que nous avons moins de logements publics que par le passé. Au contraire, nous en avons beaucoup plus aujourd’hui. Mais comme le rythme de délivrance de permis pour les projets privés est plus rapide, inévitablement chaque année, le taux de logements publics créés par rapport au taux de logements privés nous amène à avoir une proportion qui recule. » 

Maxime Prévot va insister auprès du gouvernement wallon pour qu’on change ce dispositif. « Au départ, ce mécanisme était d’une intention louable, imposer dix pour cent de logements sociaux partout. Mais il faut qu’on évite cet effet pervers qui décourage les communes qui font réellement du logement public une priorité, comme à Namur. »

Cinq nouveaux appartements sociaux

Cinq nouveaux appartements ont été inaugurés ce mardi rue des brasseurs en plein centre-ville. Là, il s’agit de faire d’une pierre deux coups: « Nous avons créé des appartements sociaux au premier et des commerces au rez-de-chaussée. Nous avons aussi rénové un immeuble de 1939 insalubre depuis de nombreuses années » explique Baudouin Sohier, président du Foyer namurois. « Mais d’autres projets sont en cours qui vont permettre la création entre 60 et 70 logements nouveaux ».

Ce n’est pas suffisant

Mais ce ne sera pas suffisant. « La demande pour un logement social sur l’ensemble du territoire de la ville représente entre 900 et 1 000 demandes, ajoute Baudouin Sohier. Pour y répondre dans son ensemble c’est quasi impossible dans l’immédiat. »