la Belgique

Philippe Dubois est le nouveau recteur de l’UMons

83% de votes favorables. Sans grand suspense, c’est donc bien Philippe Dubois qui devient recteur de l’UMons pour une durée de quatre ans. Il prendra ses fonctions le 1er octobre prochain. Il était le seul candidat à la succession de Calogero Conti. Une succession qui s’annonce dans la continuité. Le professeur Dubois ne cache pas son admiration pour le travail accompli par son prédécesseur: « sans l’apport du professeur Conti, nous ne serions pas l’université que nous sommes aujourd’hui, affirme Philippe Dubois, nous pouvons vraiment parler d’un esprit UMons, je dirais même d’un label ».

Je dois beaucoup à l’UMons

Côté parcours, Philippe Dubois affiche un CV impressionnant. Ce fils d’ouvrier mineur a très tôt manifesté une passion pour la chimie. Formé à Namur, il arrive en 1997 à Mons pour devenir enseignant-chercheur. Sa spécialité est la chimie verte et en particulier les polymères composites: « cela m’a conduit à étudier les plastiques issus non plus de pétrole mais plutôt de ressources renouvelables, la biomasse, les déchets végétaux… ». Philippe Dubois a reçu en 2015 le prestigieux Prix Quinquennal FRS-FNRS Prix Quinquennal FRS-FNRS pour l’ensemble de sa carrière et de ses recherches. Il a enseigné à l’étranger, notamment aux États-Unis (Michigan State University) et en Chine.

Mais quid de l’avenir et des projets pour l’université montoise? Le nouveau recteur insiste sur trois axes. Il parle avant tout des étudiants, dans une université de proximité, un atout pour les jeunes de la région: « nous envisageons d’augmenter notre panel de cursus, d’obtenir de nouvelles habilitations, conjointement avec d’autres acteurs de l’enseignement supérieur ». Philippe Dubois insiste aussi sur la recherche: « nous avons fédéré la recherche à l’UMons, elle représente plus de 800 chercheurs, 10 instituts de recherche, notre intention est de consolider ce travail interdisciplinaire ». Mais le nouveau patron de l’UMons parle aussi de l’importance du rayonnement international apporté par les travaux de recherches, avec des retombées au niveau local. Il prend un exemple qu’il connait bien, celui de la recherche sur les nouveaux matériaux: « l’université de Mons est entourée de centres de recherches comme Materia Nova ou l’Inisma, et de cette synergie entre ces centres et la recherche universitaire  naissent des spin-off, des partenariats industriels et c’est créateur d’emploi ».