Politique

« Si ça ne marche pas dans 5-10 ans, ce sera ma responsabilité »: Macron évoque-t-il déjà un 2nd mandat?

 

Emmanuel Macron, le 15 avril 2018 –
FRANCOIS GUILLOT / AFP / POO

Lors de son grand oral de dimanche soir, le chef de l’État a laissé entendre qu’il pourrait briguer un second mandat en 2022.

La citation est presque passée inaperçue. Alors qu’il s’exprimait sur la réforme de la SNCF dimanche soir à l’occasion d’un grand entretien accordé à BFMTV, RMC et Mediapart, Emmanuel Macron a demandé à être jugé dans « 5-10 ans ». Des propos qui alimentent les doutes autour des véritables ambitions du chef de l’État en vue de la présidentielle de 2022.

Interrogé sur la situation de la compagnie ferroviaire, le président a affirmé que celle-ci n’est « la responsabilité de personne individuellement ». « Jamais je n’ai dit que la situation dans laquelle nous étions était la responsabilité des cheminots », a-t-il ajouté.

Et Emmanuel Macron d’expliquer qu’ »il y a une responsabilité: c’est la politique publique ». « La responsabilité c’est celle de la Nation. La politique est nationale. Je la prends ma responsabilité. Si ça ne marche pas dans 5-10 ans, ce sera la mienne », a-t-il poursuivi.

« L’objectif, c’est la réélection d’Emmanuel Macron »

Reste à savoir si Emmanuel Macron parlait uniquement de la réforme de la SNCF ou de son action dans sa globalité.

Néanmoins, ce n’est pas la première fois que l’option 2022 est envisagée dans les rangs macronistes. À l’occasion d’un séminaire de rentrée en juillet dernier, le chef du groupe LaREM à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, avait déclaré devant ses députés que « l’objectif, c’est la réélection d’Emmanuel Macron », assurant que « le président a besoin de dix ans pour réformer le pays ».

Incidemment, @EmmanuelMacron révèle qu’il sera candidat à un second mandat, en expliquant que les Français pourront juger ses actes « dans 5 ans ou dans 10 ans » #MacronBFMTV

— Cédric Pietralunga (@CPietralunga) 15 avril 2018

😬Il vient d’annoncer un deuxième quinquennat ? « Si ça ne marche pas dans cinq dix ans, ce sera ma responsabilité » #BFM #Mediapart

— Jean-Jérôme Bertolus (@jjbertolus) 15 avril 2018