la Belgique

Enseignement: apprendre le chinois dès la troisième secondaire à Ottignies et Louvain-la-Neuve

Fort d’une longue tradition d’ouverture aux cultures et aux langues étrangères, l’Athénée royal Paul Delvaux proposera bientôt des cours de chinois à ses élèves de troisième secondaire, dans ses deux implantations d’Ottignies et de Louvain-la-Neuve.

Dès le mois de septembre, pour ceux qui le souhaitent, le chinois deviendra la deuxième langue moderne à côté de l’anglais ou du néerlandais. Selon la préfète de l’établissement, il s’agit d’une première en Fédération Wallonie-Bruxelles. « Nous avons toujours été sensibles à l’importance de la maitrise des langues étrangères, explique Lili Verlant. D’autant que nous vivons dans un espace géographique où nous avons la chance d’avoir des gens de toutes sortes d’origines, c’est très cosmopolite. Pour nous, le vivre ensemble passe par là aussi. C’est important pour nous de pouvoir continuer sur cette voie ».

Quatre heures de cours par semaine

Ce qui attend les élèves, c’est quatre heures de chinois par semaine pendant quatre ans. Ils ne seront sans doute pas bilingues à la fin des secondaires, mais ils seront en mesure de se débrouiller. « Le fait de commencer en troisième secondaire permet quand même d’avoir une certaine ouverture et un certain niveau, pouvoir se débrouiller en situation de survie, pouvoir engager une conversation, explique Elisabeth Dewit, leur futur professeur. Si on avait proposé ce cours en cinquième, ça aurait été trop court. On aurait juste les bases, les notions. Ici, on aura plus de temps pour découvrir la culture et tout ce qui touche à la Chine ».

Le développement du projet d’incubateur chinois à Louvain-la-Neuve (le projet CBTC – China Belgium Technology Center) a été l’un des éléments déclencheurs de ce projet pédagogique auquel l’école réfléchissait depuis un certain temps. A terme, l’athénée espère nouer des relations avec les Chinois qui viendront s’installer en Brabant wallon.

Il faut au moins huit inscrits

« C’est une opportunité pour les jeunes d’être directement en contact avec le vécu et le quotidien d’autres jeunes, poursuit la préfète. Et je pense aussi que pour les Chinois, lorsqu’ils verront qu’il y a déjà cette ouverture vers leur culture, vers leur langue, c’est un plus pour l’intégration. Si on ne met pas en place des choses de cet ordre-là, on risque de se retrouver dans un système de ghetto qui est nocif pour tout le monde. »

Il reste maintenant à convaincre les élèves et leurs parents de franchir le pas. Pour que le cours de chinois soit ouvert en septembre, il faudra au moins huit inscriptions.